Frère Aloïs, prieur de la communauté de Taizé

Parole de témoin: rencontre avec frère Aloïs

Notre travail de chapitre a été enrichi aujourd’hui par le témoignage de Fr Aloïs, prieur de Taizé. Entre le Carmel Saint Joseph et Taizé, nous nous retrouvons dans ce même désir de fraternité, de communion à la suite du Christ.

1-    Fraternité:

 

Sr Anne Marie et Fr Aloïs, prieur de Taizé.
Sr Anne Marie et Fr Aloïs, prieur de Taizé.

–       « Devenir une parabole de fraternité », fait écho à ce que disait le frère Roger, « devenir une parabole de communion ».
–       Nous ne pouvons plus espérer ou croire à un christianisme qui a le monopole de la société mais nous ne voyons pas un autre modèle encore de l’Eglise. Dans l’attente de ce modèle nous pouvons vivre la fraternité aujourd’hui. Vivre cette fraternité ce n’est pas faire davantage mais aimer davantage, veiller à la profondeur avec laquelle nous vivons les rencontres et non pas à la multiplicité des choses.

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–       Pensons aussi aux douze apôtres. Jésus avait choisi des hommes extrêmement différents. C’était uniquement Jésus qui les réunissait, sans lui, ils n’auraient jamais pu se réunir. Ce qui manque dans nos communautés est peut-être une place que nous avons à demander au Christ d’occuper. Nous devons cheminer avec des situations qui parfois ne sont pas parfaites mais nous devons continuer, ne pas rester sur place.

frere-alois_temoignage2-    Œcuménisme:

–       Comment vivons-nous cette fraternité avec les Chrétiens de différentes confessions ? Nous devons peut-être sortir d’une idée de l’œcuménisme qui est aussi constantinienne. Il faut chercher des lieux et des moments d’unité avec des chrétiens d’autres confessions, par des gestes, par des visites, en cheminant ensemble.
–       Il ne s’agit pas d’attendre d’être d’accord sur tous les points, de former une seule et grande communauté. Cherchons ce qui nous unit. Pour vivre cette unité il nous faut entrer dans certaines démarches.

Partage de l'Eucharistie.
Partage de l’Eucharistie.

3-    Mission:

–       Tous les jours nous prions avec les jeunes, nous nous tournons ensemble vers le Christ, avec des temps de silence.
–       Ce sont parfois les plus pauvres qui viennent à notre aide. Ne faisons pas d’œuvres mais vivons de petites paraboles.
–       La durée est importante parfois pour accompagner un peuple. Parfois il peut ne rien avoir à faire mais notre présence s’impose en tant que fidélité à des personnes qui en ont besoin.
–       « Partager la souffrance unit » : c’est ce que nous expérimentons parfois quand nous écoutons des mamans musulmanes et des chrétiennes partager leur souffrance. N’est-ce pas cela la Croix ? Jésus marche parfois avec, sans être nécessairement reconnu. Parfois notre impatience peut bloquer les choses alors que notre patience peut ouvrir des espaces de fraternité.

Se rappeler que l’hospitalité est une valeur évangélique.

D’une table à l’autre :
D'une table à l'autre:fr_alois_repas

Un commentaire

  1.  » Chercher des lieux et des moments d’unité avec des chrétiens d’autres confessions par des gestes, des visites… » Ces mots de Frère Aloïs rejoignent profondément notre expérience de fraternité oecuménique mais aussi le Carmel St Joseph ouvert à une fraternité large.
    Il ne suffit pas de prier ensemble même si la prière est la source de notre vie mais d’éveiller tous nos sens à la rencontre de l’autre différent de nous: le voir, le regarder, l’écouter, l’accueillir, aller vers lui, sentir la bonne odeur: cela nous mène à la richesse de la communion. Merci pour cette parole de témoin,
    Bénédicte et Léona de la fraternité oecuménique

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