Luc 17, 11-17

Aujourd’hui, Dieu nous visite et nous rassemble pour la vie

Femme en pleurs

Deux foules vont se rencontrer : la première fait route avec Jésus et ses disciples, entraînée par l’espérance que suscitent sa parole et ses gestes,nourrie de sa présence. Cette foule va en croiser une autre qui accompagne une immense détresse, l’extrême pauvreté d’une femme frappée deux fois par la mort :mort d’un mari et mort d’un fils, d’un unique. Et les deux cortèges vont être témoins de la compassion de Jésus, qui littéralement est pris aux entrailles pour cette veuve dépouillée à l’extrême. Il est touché par le concret de son existence singulière, et prononce des mots d’une simplicité déconcertante et en même temps si naturelle : ne pleure pas. Puis il touche le cercueil et interpelle personnellement le mort comme quelqu’un qui demeure un partenaire pour la vie. Pas de grandes imprécations ou de grandes démonstrations à l’instar du prophète Elie (1 Rois 17, 47-24). Une simple parole dite avec autorité : « Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi ». Qui est-il, celui qui persévère à dire « tu », toi, à un mort ? Rien n’éteint ce vis-à-vis là ! Et le mort se redresse et accomplit la première œuvre de l’humain : il se met à parler ! Quelle merveille : une parole adressée et un langage re-suscité, signes de la visite de Dieu et d’une surabondance redonnée. Tous rendent gloire à Dieu et confessent qu’ « un grand prophète s’est levé parmi nous », que Dieu nous visite aujourd’hui.

Il y avait deux foules, au temps de la détresse et de la compassion de notre Dieu. Demeure un peuple rassemblé par la Parole, rendant gloire. Et de la ville de Naïm en Galilée, cette parole se propage jusque dans la Judée entière et dans toute la région. Parole pour tous.

Dieu nous visite encore aujourd’hui. Nous ne pourrons sans doute éviter que le Seigneur pleure sur nous comme il a aussi pleuré sur Jérusalem, parce qu’elle n’avait pas su, « en ce jour » trouver la paix et qu’elle n’avait pas reconnu le temps où elle avait été visitée ! (Cf.Luc 19, 41-44) Mais nous reviendrons à lui, nous le laisserons toucher nos corps morts et nous partagerons la Parole.

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