Luc 18,1-8.

  « Longtemps »

            « Rends-moi justice contre mon adversaire. Il s’y refusa longtemps » Le Très-Haut, l’Au-delà de tout, semble refuser  longtemps 

Dans cet évangile selon Luc, ce refus m’apparaît comme « le trésor caché dans un champ pour lequel l’homme qui le trouve vend tout ce qu’il possède et achète le champ » Mt 13, 44
L’adversaire de cette veuve, n’est-il pas l’Accusateur de Dieu et de l’homme, comme le dévoile le livre de l’Apocalypse ? Entre elle et lui l’affrontement est complètement disproportionné. Comme la reine Esther autrefois son seul recours est en  Dieu : « Je n’ai pas d’autre secours que toi…quand je serai en présence de ce lion » Est. 14, 3,13
Ces élus qui crient vers lui jour et nuit, ce cri vers lui du fond de l’abîme, ne serait-ce pas le cri de l’Esprit dans lequel le Tout-Puissant révèle à nos cœurs indifférents et lents à croire son attente de notre consentement à la rencontre ? Dans la foi, cet appel sans réponse ne manifeste-t-il pas la patience du Christ pâtissant sur une croix, criant sa soif, accomplissant toute justice pour ses élus, hâtant le Jour promis. Nous laissant le temps de découvrir, libres et repentants dans cette attente, dans ce manque, nos lenteurs et nos propres refus.
Trésor caché à nos yeux, cette infinie patience où le Tout Autre avive au cœur de son humanité inachevée et fragile le feu qui brûle en lui d’être aimé, de la rendre aimante comme lui dans un indicible bonheur.
          « Il était, il est et il vient »  à chaque heure du jour, il allume en nous la foi dont il nous fait patiemment, jour après jour, le don.

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