Mathieu 16 ,24 – 28

Les disciples auxquels s’adresse Jésus ne rêvent-ils pas de« gagner l’univers » ? ( v.26 ) Pour preuve leurs interrogations à propos du « plus grand », la demande des fils de Zébédée pour les premières places, ou encore la  réaction de Pierre qui précède notre péricope de ce jour. Serions-nous différents ? Certes non !
« Oh qui pourrait faire comprendre ce qu’est  ce conseil que nous donne ici notre Sauveur, de nous nier nous-mêmes… » ? (Jn de la +  M.II, 7 § 5)
« Lui qui de condition divine ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu , mais s’anéantit prenant la condition de serviteur…, c’est pourquoi Dieu l’a élevé… » (Phil 2 ) Non, notre Dieu n’est pas du côté de la mort !
Le Fils Unique du Père l’a traversée pour que nous ayons la Vie. La Parole de ce jour nous y appelle de toute sa force.  (v. 25 – 26)  Mais son exigence n’est audible que dans la foi en Celui qui, librement et jusqu’à l’extrême de l’Amour, est passé devant  nous pour nous ouvrir le Chemin. Le paradoxe de la vie du disciple, clairement exprimé par Jésus, plonge ses racines dans celle du Maître. Tel le « trésor » dans le champs ou la « perle de prix » il faut  tout vendre pour l’acquérir ; et déborde la joie… Jésus, « l’Homme qui marche », nous invite  à le suivre, « légers », « soulevant » (v. 24) le  seul  bâton  de la croix : notre humanité fragile, blessée, mais sauvée dans la Sienne. Ainsi porte son grabat le paralytique ( Mc 2,11) et l’infirme de Béthesda le sien (Jn 5,8 )

… Que le spirituel « ne demeure embarrassé pour marcher en ce chemin étroit; puisque, comme donne à entendre le Sauveur, il n’y peut tenir autre chose que l’abnégation et la croix, qui est le bâton pour y monter, lequel allège et facilite beaucoup ce chemin. » Jn de la + M II, 7)

Seigneur donne-nous de « marcher à ta suite », libres et légers, les yeux fixés sur Toi, « sans appui et pourtant appuyés », ( Jn de la +), sûrs que tu es « le Chemin, la Vérité et la Vie » nous entraînant vers le Père.
« Faisons route ensemble, Seigneur !
Où que tu ailles il me faut aller ; où que tu passes, il me faut passer »( Th. de J. Ch. 26 § 6 )

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