Akamasoa, paroisse du Père Pedro - Photo CSJ ©

Matthieu 17, 10-13

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Akamasoa, paroisse du Père Pedro – Photo CSJ ©

Elie, prophète de feu a appelé le peuple à la conversion avec force et violence, avant de se convertir lui-même lors de sa rencontre avec Dieu dans une Voix de fin silence. Il fut le prophète de la rupture : du Dieu tout puissant qui se montre dans la violence cosmique, au Dieu silencieux, du Dieu spectaculaire au Dieu qui se fait proche de la veuve, du petit, du pauvre… (1 R 17-19).

Jean le Baptiste, à l’image d’Elie prêche la conversion et vit dans le silence du désert, mais ils ne l’ont pas reconnu. De même la Lumière vient dans le monde et les siens ne la reconnaissent pas (cf. Jn 1).

La descente de Dieu dans la chair ne nous demande-t-elle pas la même rupture, la même conversion ? Elie et Jean le Baptiste nous rappellent qu’il nous faut quitter nos images et nos attentes d’un Dieu tout-puissant à la manière du monde, pour accueillir, en Jésus, le vrai Dieu qui se fait petit, vulnérable, accessible, proche du plus faible …

Déplacement coûteux ! Car nous préférons la force, la gloire, la puissance, la richesse, le visible, le clinquant, le paraître, les honneurs et les titres … Oui, la venue de Jésus appelle notre engagement au même abaissement, à la même vulnérabilité, à la même pauvreté, au même enfouissement dans l’humanité que lui. Il n’y a que par ce chemin que nous pourrons rencontrer vraiment notre Dieu dont la seule toute-puissance est celle de la miséricorde.

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