… En plein monde

… Dans une vie de prière ouverte sur le monde

prof_pascaline_02Carmélites de Saint Joseph, au sein de communautés fraternelles internationales, nous sommes appelées à chercher Dieu dans la prière, dans la vie des humains et à témoigner qu’il est vivant au cœur du monde. Deux longs temps de prière communautaire silencieuse (oraison) et la liturgie des heures rythment notre journée. La méditation quotidienne de la Parole de Dieu (lectio divina, événements, rencontres…) nourrit l’ensemble de notre vie.

nous_02jpgNos engagements dans le monde, selon nos possibilités et nos compétences, visent (cherchent) à répondre aux besoins des temps et des lieux où nous sommes implantées. Par notre présence et notre manière de vivre, nous souhaitons manifester l’immense tendresse de Dieu pour chacun et pour le monde, avec sa beauté, sa souffrance, sa recherche de bonheur et d’humanité…

Notre présence à nos frères revêt des formes diverses : insertions professionnelles et pastorales, salariées ou bénévoles. Nous partageons ainsi les peines, les soucis, les espérances et les joies de nos contemporains.

Témoignages

Vivre en vérité, au cœur du monde, solitude et présence, distance et proximité

Dans l’écoute du Christ

catherineCarmélite, j’ai choisi de mettre au centre de ma vie l’oraison, l’écoute du Christ comme Parole du Père. Kinésithérapeute, je travaille avec des personnes en éveil de coma, dans un combat quotidien pour que la vie soit plus forte que le néant. Travail et prière, moments bien distincts de mes journées, participent pourtant d’une même réalité. Deux lieux où je fais l’expérience du Christ vivant en notre chair. Là, j’apprends à accueillir et à accompagner la vie qui germe : « Que je me lève ou que je dorme, la semence germe et pousse… ». Prière et travail me conduisent, chaque jour, à me laisser mener par où je ne pensais pas, à faire confiance à ce qui vient, à oser devenir chaque jour ce que je serai… L’oraison et la relation aux comateux me donnent de vivre ce temps présent, où je n’attends rien mais espère tout. A l’école de l’oraison et des comateux, je découvre enfin qu’exister c’est d’abord apprendre à me laisser donner la vie et me conduit à recevoir mon identité profonde du Christ. Oui, assurément, « pour moi, vivre c’est le Christ » !

Sr Catherine de Coster, St Guilhem-le-Désert

Dans un Liban déchiré paradoxe … une école

mariamNous tenons, d’autres communautés tiennent dans cette situation de déchirement. Nous demeurons le « vouloir-vivre » de cette communauté plus large – celle du collège des enseignants, des parents, des jeunes – composée de Chrétiens, de Musulmans, de Druzes, sur la brèche, avec nous, communauté du Carmel st Joseph. Notre « vouloir-vivre » s’appuie sur la force d’un Autre… Cette unité pour laquelle nous travaillons est à recevoir chaque jour, comme le serviteur reçoit le pain pour les gens de sa maison. Encouragées par la confiance et l’attente de toute une communauté, participant à un même projet de vie et d’éducation, nous pouvons rester libres face aux pressions politiques, au service d’une seule et unique espérance. La vie au Liban est ciel et enfer. Mais dans ce paradoxe, un grand désir, donné par l’Esprit, demeure en nous, toujours nouveau : se perdre pour que d’autres, tous, vivent… Pour ceux qui sont de sa chair…

Sr Mariam Nour Awit, Mechref Beyrouth 

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