Star Wars… des clés pour vivre 2017 ?

Et si Rogue One de Star Wars nous donnait quelques clés pour bien vivre cette année 2017 ?

Je suis sortie du cinéma enthousiaste de ce film, très soigné, bien harmonisé avec les deux saga star Wars, se glissant dans une brèche. En effet, le bandeau déroulant de l’épisode IV commençait par « Des espions rebelles ont réussi à voler les plans secrets de l’arme ultime de l’Empire, l’Étoile de la mort, une station spatiale blindée avec assez d’énergie pour détruire une planète entière ».
Les Studio Disney ont exploité cette idée avec génie. Outre le côté fantastique de Star Wars, nous pouvons y déceler de vraies leçons de vie, de vivre ensemble. Voici deux scènes qui ont retenu mon attention…

– Le Seigneur Vador pose une parole de Sagesse. Étonnant venant de ce Seigneur Noir au service de l’Empire ! Cette scène arrive alors que le directeur Orson Krennic qui mène les travaux de l’Etoile de la Mort, vient rendre compte de ses avancées et demandent confirmation de son pouvoir malgré de nombreuses erreurs.  Il demande qu’il soit parlé de lui à l’Empereur afin d’être reconnu. La réponse de Vador est intéressante : « Faites attention de ne pas vous laisser étouffer par vos ambitions ». A vouloir capter le regard des autres, leurs attentions on peut perdre la respiration ! Si les aspirations sont bonnes et motivantes, elles peuvent mener à avoir le souffle coupé !
De qui attendons-nous une reconnaissance et à quelle fin ? Apprenons à mettre un souffle de vie dans notre quotidien. « Dieu m’a fait, et le souffle du Tout-puissant m’a donné la vie » (Job 33,4).

– Donner sa vie pour que d’autres vivent est une constante dans ce film. Mais Rogue One ne se termine pas dans les clichés avec un baiser des héros qui survivent. Pas de final irréel décollée des évènements. Il s’agit d’une réalité à habiter. « Maintenant Seigneur, tu peux laisser ton serviteur s’en aller » s’exclame Syméon dans la Bible (Luc 2,25) . Il est en paix et nos deux héros également. « Votre père aurait été fier de vous, Jyn » dit le Capitaine à Jyn, si heureuse que la lumière soit, que l’espérance advienne. Oui, la mort est là, mais la dernière note revient à la princesse Leia « Qu’est-ce qu’ils nous ont envoyé ? » demande un soldat. « L’espoir » répond-elle ! Ainsi Rogue One s’achève sur l’Espérance, une espérance lucide.

 
Tout le long du film, la force est là discrète…Elle n’apparait que lorsque les héros la demandent, lui donne place en leur vie : « La force est avec moi et je fais un avec la force ». Ce film peut nous éveiller à une audace comme en écho à la Parole de Dieu à Gédéon « Avec la force qui est en toi, va » (Juges 6,14). Laissons place à l’Esprit en notre vie : « Viens Esprit Saint ! ».

Sr Marie Guillaumin

2 commentaires

  1. Coucou Marie et merci pour ce commentaire, pour le coup rafraîchissant.

    Si certains éléments de l’histoire ont un vraie cohérence, tu mets très bien en relief quelque chose qui relève de la foi et de l’espérance associée (la question d’un syncrétisme avec un paganisme fantasmé se pose beaucoup, quand même), j’avais quand même été très déçu par ce film.
    Énorme fan de Star Wars depuis mon enfance (en plus des filsm, j’ai du lire près d’une centaine des romans dans cet univers…), je ne me retrouve pas du tout dans la franchise depuis la reprise par Disney. L’épisode VII était affligeant de redites, de répétitions, de paraphrases de l’épisode III, à tel point que ça en était infantilisant et insultant. Ce spin-off ne tombe pas dans les mêmes travers, et si l’histoire est plutôt bien menée même en étant cousue de fil blanc, ces ficelles restent grossières. Au final, l’ensemble n’est pas crédible.

    L’univers de SW a toujours été laxiste avec les lois de la physique, à tel point que les défenseurs de la « hard » science fiction le considèrent largement plus comme relevant du fantastique que de la science-fiction, justement. J’en veux pour preuve le bruit très reconnaissable des Tie fighters dans l’espace, pour ne prendre qu’un exemple.
    Rogue One nous conduit sur de tous nouveaux chemins, jusqu’alors globalement épargnés dans ce domaine. Que ce soit avec les ondes de choc associées aux explosions, à l’ultra-ralenti, et risibles tant elles sont interminables, que le jeu d’auto-tamponneuses entre super destroyers devant un portail planétaire… On rit… vert.

    J’ai vraiment le sentiment que la franchise a perdu plus que sa superbe, qu’elle n’est qu’une de plus dans l’arsenal de la maison de production, où la multiplication des explosions et le ROI associé ont remplacé la volonté de faire quelque chose d’unique. Le récit initiatique des premiers épisodes me manque, tout comme le brio avec lequel ont été présentés les manœuvres politiques très contemporaines de Palpatine, ou encore le parcours très faustien d’Anakin Skywalker. Dommage.

  2. Merci Pierre-Jean pour la lecture et relecture.
    Il me semble que comparer les anciens et les nouveaux Star-Wars est une erreur qui apporte une insatisfaction. Et celle-çi est d’autant plus grande s’il s’agit de films qui ont marqué notre univers d’enfant.
    C’est pourquoi, je trouve intéressant de chercher « la merveille », à m’émerveiller » quand je regarde un film, à m’ouvrir à la surprise pour être interpellée dans mon humanité et ma foi. Je me dis que c’est cette orientation qui fera quelque chose « d’unique » en moi, comme tu dis.
    Je crois beaucoup au cinéma, à l’image pour éveiller en nous cet Homme, image de Dieu. L’image réveille aussi l’Image de l’Unique !

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