« Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde »
Cher Jean Baptiste
Tu es vraiment le seul à dire cette formule, pourtant très connue, seul à désigner Jésus comme « l’Agneau de Dieu ».
Nous connaissons bien ce verset, puisque à chaque Eucharistie le prêtre l’annonce solennellement lorsqu’il porte le Corps et le Sang du Christ avant la communion, et nous de répondre, « Seigneur je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ».
Mais comment tu as eu cette formule?
Est-ce une révélation toute intérieure que tu as eue, ou ce sont tes méditations assidues des prophètes et de la Torah ?
Le prophète Isaïe parle du serviteur souffrant qui est « comme un agneau traîné à l’abattoir ». Is 53,7
Jean, tu vois en Jésus le serviteur souffrant qui porte nos souffrances et nos péchés?
Ou alors, tu nous renvoie au livre de l’Exode, avec l’agneau pascal immolé dont le sang qui marque les portes, sauve de l’exterminateur ? (Ex.12, 12-13).
Ou c’est St Jean L’Evangéliste, qui a écrit aussi l’apocalypse, et met dans ta bouche cette expression de l’Agneau immolé qui vient racheter pour Dieu, des hommes de toutes tribu, langue et nation (Ap. 5,9) ?
Il me semble que l’Esprit dont tu es rempli depuis le sein de ta mère, qui t’as inspiré, à travers tes méditations scripturaires, de désigner Jésus comme Agneau de Dieu.
Cher Jean, tu as raison !
Jésus n’est pas seulement l’agneau pascal, choisi parmi d’autres, sacrifié tous les ans.
Jésus n’est pas seulement le serviteur de Dieu, comme un agneau traîné à l’abattoir.
Jésus est l’Agneau de Dieu, choisi par Dieu, envoyé par Dieu le Père, pour racheter pour Dieu des hommes de toute tribu, langue et nation.
Ce Fils que le Père nous donne, nous livre, comme un enfant dans une crèche, ou une hostie dans le creux de nos mains, Il est ce Serviteur de Dieu, venu dans notre monde pour nous ramener dans le sein du Père.
Merci Jean Baptiste de nous avoir révélé ce titre messianique de Jésus, Agneau de Dieu, pour nous permettre de rentrer plus profondément dans son mystère, de le connaître, de l’aimer et de le faire aimer.
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