Jean 18, 1 – 19, 42

TUONS-LE !

Qui cherchez-vous ? La question nous est posée deux fois, au début du récit de la Passion selon saint Jean. Question posée par Jésus lui-même à ceux qui viennent l’arrêter et qu’il fait reculer et tomber à terre.
Au point focal de toute sa vie humaine, au bout de son humanité et de sa finitude, il nous appelle à le reconnaître Fils de Dieu et Envoyé du Père, à ouvrir nos cœurs en ce point ultime de ses adieux à la vie humaine et à tous ceux et celles qui l’ont connu, pour accueillir la Révélation de sa divinité.
Car il est le Maître absolu de tout ce récit qui se déroule dans une acceptation au dessein de Dieu venu dans la monde pour sauver tous les hommes.
La coupe que le Père lui a donnée, va-t-il refuser de la boire ? Non !
Son Royaume n’est pas de ce monde, et tous ceux qui pensent imposer leur pouvoir, leur autorité, leurs persécutions se fourvoient. Aucune de leurs humiliations n’atteigne sa divinité parce qu’il sait qu’aucun de ses persécuteurs n’auraient de pouvoir sur lui s’ils ne l’avaient pas reçu d’en haut. Il est vraiment le Roi.
Accomplir le dessein de salut ! Par six fois l’évangéliste répète le mot d’accomplissement. À cette Heure qui est enfin venue, Jésus réalise pleinement et accomplit la volonté de Dieu, accomplit les Écritures, accomplit les paroles qu’il avait dites. Tout est en ordre et l’ultime cri de Jésus avant d’incliner la tête et de remettre son esprit dans les mains du Père est « tout est accompli », tout est achevé de sa vie humaine, tout prend sens, une espérance se lève.
LA VIE NE S’ARRÊTE PAS : Entre le jardin de Gethsémani où ce récit commence et le jardin du tombeau où il se termine, culmine l’Amour au Golgotha. Une galerie de personnages gravitent autour de lui. Retenons Pierre se tenant près de la porte, dehors, déjà si loin de son Maître. Joseph et Nicodème arrivés trop tard pour le voir vivant.
Seuls la Mère de Jésus, sa sœur, Marie-Madeleine et le disciple bien-aimé sont au rendez-vous du dernier souffle. Mais cela suffit, c’est à la mère et au disciple que sont confiés la filiation et la maternité nouvelles. La Croix est féconde, la soif de Jésus se propage. Le tombeau vierge ne pourra pas emprisonner celui qui est la Résurrection et la Vie.

Photo : Chapelle et jardin de Chaville, ©CSJ 2026

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.