Alors que nous sommes dans la 5ième semaine de carême et que nous accompagnons Jésus dans sa montée vers Jérusalem, voilà que la liturgie nous fait faire un grand retour en arrière. Dans l’humble maison de Nazareth, l’ange Gabriel annonce à Marie qu’elle va enfanter l’Emmanuel, Dieu avec nous. Le « oui » de Marie permet à Dieu de commencer son long chemin d’abaissement. Nouveau-né emmailloté et déposé dans une mangeoire,
Dieu tout-puissant est entièrement livré entre les mains des hommes pour être nourri, avoir accès à la parole, Lui le Verbe, pour être éduqué et tout apprendre d’une vie d’homme. Mais revenons à Jérusalem : sur la croix, le Christ après avoir fait le bien, guéri les malades, chassé les démons ressuscité des morts, changé l’eau en vin, multiplié le pain, apaisé la tempête, le voilà de nouveau dans un dessaisissement total, livré aux mains des hommes. Il est dépouillé de ses vêtements, de son corps qui est supplicié, de sa dignité, abandonné de ses disciples et son Père reste silencieux et pourtant Il accomplit une grande œuvre. Sur la croix dans les douleurs de l’enfantement, Il met au monde son Eglise et chacun de nous. Il donne sa vie pour nous et sera à nouveau déposé, non dans une mangeoire mais dans un tombeau d’où Il jaillira vivant au matin de Pâques.
Annonciation, crucifixion : même mystère : mystère d’enfantement !
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