«Ton frère que voici était mort, et il est revenu à la vie»
Plusieurs personnages interviennent dans ce texte : Les publicains et les pécheurs s’approchent de jésus pour l’écouter. Les pharisiens et les scribes s’approchent également de jésus et récriminent : pourquoi il accueille les pécheurs et mange avec eux ? C’est de cette récrimination que jésus donne la parabole. Un récit très connu… centré sur l’accueil miséricordieux du père au retour du fils égaré.
La miséricorde du père nous a appelés dès le premier jour de notre voyage de 40 jours avec le prophète Joël : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d’amour, renonçant au châtiment » Joël 2, 12-15.
La miséricorde de Dieu nous invite à redécouvrir le secret de la vie. Elle nous dit : tant que tu continueras à porter une armure qui recouvre ton cœur, tant que tu te camoufleras avec le masque des apparences, à exhiber une lumière artificielle pour te montrer invincible, tu resteras vide et aride.
Quand, au contraire, tu auras le courage de baisser la tête pour regarder en toi, alors tu pourras découvrir la présence d’un Dieu qui t’aime et qui t’aime depuis toujours ; l’armure que tu t’es construite sera enfin brisée et tu pourras te sentir aimé d’un amour éternel.
La parabole nous plonge alors dans un bain de purification et de dépouillement afin de revenir au cœur. Cela signifie revenir à la vérité.
Revenir au cœur pour vivre le cœur à cœur avec celui dont on se sait aimer nous dit sainte Thérèse d’Avila. Il s’agit d’un voyage de l’extérieur vers l’intérieur, afin que tout ce que nous vivons, notre relation avec Dieu, ne se réduise pas à une extériorité, à une vie sans référence, mais surgisse de l’intérieur et corresponde aux mouvements du cœur de Dieu. Ce n’est qu’à partir de là qu’on sera capable d’accueillir le retour de l’autre comme frère et lui offrir une nouvelle chance de vivre. Mon enfant nous dit le père de la parole : « Tu es toujours avec moi et tout ce qui est à moi est à toi. Mais il fallait festoyer et se réjouir, car ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu, et il est retrouvé »
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