« Quand le publicain descendit dans sa maison, c’est lui qui est devenu un homme juste »
Depuis notre enfance, nous connaissons presque par cœur ce passage de l’Evangile, et je me posais la question, que puis-je dire de plus? La parabole est claire, simple, elle met en cène deux attitudes; celles de deux juifs qui prient au temple. Nous ne les entendons même pas, c’est dans le fond du cœur que tout se joue.
Jésus adresse cette parabole à des gens qui se considèrent justes, et de plus, méprisent les autres, c’est ce que nous entendons dans le cœur du pharisien:
» je ne suis pas comme les autres, voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain » . Quel condescendence !!!
En méditant sur la première lecture , celle du livre d’Osé, la question de la fidélité vient interroger ce pharisien; était-il fidèle au Seigneur, à sa loi? Répondait-il à son attente? »
C’est la fidélité que je veux, non le sacrifice ».
Connaît-il vraiment le Seigneur, ou se contente -il d’offrir les dixièmes de ses gains?
Connaît-il ce passage du prophète : » Votre fidélité une brume du matin, une rosée d’aurore qui s’en va » ? Cette parole peut nous interpeller aujourd’hui….
Certes, le publicain exerce un métier mal considéré, sa fidélité au Seigneur n’est pas plus grande que la nôtre ou celle du pharisien. Et comme Zachée, il a peut-être volé, exagéré les sommes réclamées, était injuste envers une veuve ou un pauvre, …. Cependant, on le voit tot au fond, à la dernière place, n’ose même pas lever les yeux, et se frappe la poitrine en demandant miséricorde. Connait-il le psaume 50 qui dit: le sacrifice qui plaît à Dieu c’est un esprit brisé, tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé » ( psaume du jour). Voilà pourquoi Jésus déclare que ce publicain descendit chez lui justifié, ou devenu homme juste. Juste de la justice de Dieu qui regarde le cœur et attend le retour du pécheur.
Le Christ n’est pas mort pour les justes, mais bien pour les pécheurs qui retournent vers le Seigneur, mettant leur espérance en Lui qui élève celui s’abaisse, car » Il nous guérira, Il nous soignera et nous relèvera le troisième jour » ( première lecture) .
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