«Je ne suis pas venus appeler les justes mais les pécheurs à la conversion »
Ce texte nous relate l’appel de Lévi, un publicain assis au bureau d’impôt… Et Jésus lui dit : « Suis-moi » Alors Lévi quittant tout, se leva et se mit à le suivre.
Chaque récit de vocation nous fait toucher le désir de Dieu de partager avec l’appelé son projet d’amour et de bonté pour son peuple. Ce projet commence avec le disciple lui-même. Il doit accueillir la tendresse et la bonté du maître pour le partager ensuite avec son entourage. C’est ce que Lévi fait dans cet Evangile, il devient une mission de conversion pour lui-même et pour ceux qui sont avec lui.
Etant saisi par le don de la miséricorde de jésus, Lévi se laisse aller dans le même mouvement du don. Voilà, il offrit un grand festin dans sa maison ouvert à une grande foule de publicains et des gens divers attablés avec les disciples et jésus. Sa générosité crée les récriminations adressaient aux disciples et à jésus : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? En d’autre terme, pourquoi partagez-vous la vie, la joie et la fraternité avec cette grande foule ?
Nous sommes là devant une parole qui supprime la vie, la joie et la possibilité de conversion pour les autres jugés pécheurs. Bref une parole qui coupe la relation.
D’où l’appel du pape Léon dans son message du carême 2026 par rapport à l’écoute et la gestion du langage je cite : « Tout cheminement de conversion commence lorsque nous nous laissons rejoindre par la parole et que nous accueillons avec docilité d’esprit. Il existe donc un lien entre le don de la parole de Dieu, l’espace d’hospitalité que nous lui offrons et la transformation qu’elle opère… la disposition à écouter est le premier signe par lequel se manifeste le désir d’entrer en relation avec l’autre…Nous sommes invités à une forme d’abstention très concrète et souvent peu appréciée, celle des paroles qui heurtent et blessent les prochains. Commençons par désarmer le langage en renonçant aux mots tranchants, aux jugements hâtifs, à médire de qui est absent et ne peut se défendre, aux calomnies. Efforçons nous plutôt d’apprendre à mesurer nos paroles et à cultiver la gentillesse : au sein de la famille, entre amis, dans lieux de travail, sur les réseaux sociaux, dans le débat politique, dans les moyens de communication, dans les communautés chrétiennes. Alors, nombre de paroles de haines laisseront place à des paroles d’espoir et de paix.
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