L’exaspération de Jésus : « Ne comprenez-vous pas encore ? » (v17.21).
Ses disciples (dont nous sommes) ont l’esprit bouché tout autant que les Pharisiens et Hérode (v15.17).
Si le levain est utile pour faire lever le pain, les anciens pensaient que le processus altérait la substance. Aussi pour eux, le levain est-il devenu symbole de corruption, d’hypocrisie : « Purifiez-vous de votre vieux levain ! » (voir 1 Corinthiens 5, 7-8).
Jésus rappelle deux signes, deux multiplications des pains : la première (Marc 6, 34-44) à partir de cinq pains comme les cinq livres de la Torah et la seconde (Marc 8,1-9) à partir de sept pains, sept, symbole de plénitude.
Qu’y a-t-il à comprendre ? Le pain de la Parole nourrit les foules à satiété et il en reste encore. Il donne vie en plénitude. Manger ce pain ouvre en nous « un intraitable appétit, la faim d’une nourriture stupéfiante qui n’en finit pas de nourrit et qui se nomme joie sans fin, amour qui ne passe pas, foi » (Jean-François Grégoire, Croire – à l’ombre des Évangiles, Ed. du Pairy 2019, p 129).
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