La « dynamique de la confiance » semble encore et toujours être l’enjeu de ce passage d’évangile.
Interpellé, accusé, Jésus répond sans condamner. Il convoque la liberté de chacun, la vérité de ce qui doit et peut être discerné. Il propose de considérer simplement et de recevoir en soi, des faits, des actes, des paroles.
De prendre le temps d’évaluer et de laisser ces éléments se constituer en signes. De se mettre en mouvement et de s’ouvrir au mystère même de Dieu.
Jésus fait œuvre de révélation en manifestant à nouveau les capacités qui existent en chacun, aussi faible et fragile est-il. « Nous sommes des dieux », en mesure d’être de véritables interlocuteurs avec les dispositions pour lire, interpréter ce qui peut effectivement devenir « signe » qui (nous) appelle.
Nous voilà possiblement prêts pour aller vers lui et nous laisser transformer par sa présence.
Qu’allons-nous faire ? Nous enfermer dans nos sacro-saints principes ou entrer humblement dans la relation qui nous conforme à celle que Jésus vit avec son Père ?
« Si je ne fais pas les actions de mon Père, ne me faites pas confiance ! Mais si je les fais, même si vous ne me faites pas confiance, faites confiance aux actions de telle sorte que vous compreniez que le Père est en moi et moi dans le Père (V.37)
« Et ici, beaucoup lui font confiance » (V. 42)
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