Jean 21, 1-14. 2

Jean 21, 1-14. 2
Jésus est là, au bord de tous nos découragements, de nos nuits harassantes et infructueuses. Noyés parfois dans la désespérance, des fatigues insoutenables, comment l’apercevoir dans le clair-obscur du matin qui se lève ? Comment entendre sa voix et obéir à un ordre qui paraît insensé ?
Jean, Pierre et les compagnons ont « quand même » repris le travail, et il importe peu de savoir à qui attribuer les mérites du sursaut de vie, de son tressaillement, car ils sont simplement « ensemble ». Celui qui opère véritablement, c’est le Seigneur ! Allez savoir comment ! Une voix, une vibration intérieure ? Peu importe sans doute. Une parole et la folle réaction du plus impulsif qui se jette à l’eau pour rejoindre celui qui son cœur n’a cessé d’espérer et d’aimer. Il plonge, par-delà son reniement, revêtu non de culpabilité, de son péché, mais de la confiance folle qu’il a retrouvée en son amour.
Nous le savons, la pêche a été surabondante. Sur la grève, un petit-déjeuner attend les pêcheurs fatigués, impressionnés et comblés. Pourquoi Jésus demande-t-il : « les enfants, n’avez-vous rien à manger ? » Ils ont tant dans leurs filets ! Qu’est-ce que Jésus attend ? N’ouvre-t-il pas un espace de dialogue entre Lui et leur vie marquée par les événements ? Attend-il ce que sa parole a opéré ? Peut-être désire-t-il qu’ils s’interrogent sur leur véritable faim, sur la véritable nourriture, celle que lui-même leur donne, celle du partage.
Moment suspendu au bord de tous les découragements rencontrés. La Vie offerte en grande simplicité. Jésus présent, Seigneur reconnu qu’on n’ose interroger, nous autres disciples, comme Simon ou Pierre, Simon-Pierre, Thomas, Nathanaël, les fils de Zébédée, et … des autres disciples.

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