Jn 5, 1-16

L’eau agitée par l’Ange du Seigneur (v4) guérissait le premier à y entrer, le premier à avoir gagné la course. Jésus voit le dernier, celui qui a le moins de chance de gagner la compétition du fait de son handicap (v7). « Veux-tu guérir ? » (v6). 38 ans à essayer ! L’homme en a sûrement le désir, mais il met en avant l’obstacle qui l’en empêche (v7). L’obstacle le rend aveugle aux ressources qui l’habitent. Or Jésus croit et voit en lui la capacité de se tenir debout, de saisir l’objet de sa douleur et de se remettre en marche avec (v8). Plus tard, Jésus lui dit : « Ne pêche plus (ne t’égare plus), de peur qu’il ne t’arrive pire encore »(v14). La paralysie coupait l’homme de ses semblables. Quel est ce pire qui pourrait lui arriver ? Etre coupé de sa source intérieure, de Dieu ? Jésus libère cet inconnu le jour du Sabbat (v9), mémorial de la libération du peuple (Dt 5, 12-15). Aux juifs qui le lui reprochent, Jésus répond : « Alors, un homme reçoit la circoncision (c’est-à-dire entre dans l’Alliance), le jour du Sabbat, pour que ne soit pas enfreinte la Loi de Moïse, et vous vous indignez contre moi parce que j’ai rendu la pleine santé à un homme le jour du Sabbat ? » (Jn 7, 23). La pleine santé, n’est-ce pas être dans l’Alliance ? De fait, l’homme a retrouvé le chemin du Temple (v 14).

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