Jésus vient de chasser un démon muet et les foules en sont étonnées. Mais quelques-uns cependant disent : « c’est par Béelzéboul, le chef des démons, qu’il expulse les démons » !
L’accusation portée contre Jésus est une manière de ne pas se laisser toucher par le doigt de Dieu, de ne pas se laisser bousculer, déranger, interpeller. Lorsque nous jetons le discrédit sur Celui qui parle et agit avec autorité, lorsque nous nous fermons aux paroles prophétiques qui nous sont adressées, aux signes de Vie qui nous entourent, nous endossons l’armure de l’homme fort qui garde son palais.
« Mais qu’un plus fort que lui survienne et le batte, il lui enlève l’armure en laquelle il se confiait… » (v22). Qui donc est ce plus fort que Jésus ne nomme pas ? Ne l’avons-nous pas déjà entendu lorsque Jean le Baptiste annonçait la venue du plus fort que lui, … Lui qui nous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu (Cf. Lc 3, 16) ?
N’est-ce pas une invitation à nous laisser déposséder de nos armures, à nous laisser toucher par le doigt de Dieu, à nous laisser atteindre par le Règne de Dieu, et être avec Jésus pour ne pas disperser et ruiner notre vie ?
« Il faut mener la guerre la plus dure contre soi-même.
Il faut arriver à se désarmer (…) Si l’on se désarme, si l’on se dépossède, si l’on s’ouvre au Dieu-Homme, qui fait toutes choses nouvelles, alors, Lui efface le mauvais passé et nous rend un temps neuf où tout est possible » (Prière du Patriarche Athénagoras).
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