Luc 16, 9-15

Comment comprendre de telles paroles de Jésus ? Justifierait-il une utilisation malhonnête de l’argent du moment que l’on se fasse des amis ? Utiliser l’argent sale au profit de la relation amicale ? Une telle compréhension grince avec tout l’Evangile… et donc je propose une autre lecture.

J’observe que Jésus construit une opposition sur trois points :
L’injuste et le fidèle
Mamon (Le Dieu argent) et Dieu
Le bien d’autrui et votre bien

Il invite donc à choisir. Il convoque à la responsabilité et la cohérence dans l’attitude adoptée. Dans nos sociétés, nous ne pouvons avoir de relations et vivre sans monnaie d’échange. Et c’est pourquoi, sa gestion fait l’objet de l‘éducation des enfants : comment en avoir, comment la gérer, comment respecter l’argent des autres etc…
L’argent n’est pas sale en lui-même, c’est nous qui le rendons propre ou non. Que de scandales financiers sur terre ! Et combien les scandales financiers qui concernent l’Eglise, les disciples du Christ nous choquent ! Ils nous choquent car nous y percevons une incohérence : « Ils ont choisi le Christ et ils détournent l’argent…ils ont choisi Dieu Un et utilise Mamon, le Dieu argent ». En quelque sorte, ils sont devenus polythéiste…
Choisir de mettre ses pas dans ceux du Dieu Un renvoie à une responsabilité : lui être fidèle. C’est la relation à Dieu qui est questionnée ici. Et les Pharisiens le perçoivent bien car ils finissent par se moquer de Jésus : la moquerie est une défense si maladroite…
Choisir le Dieu Un est un chemin étroit qui nous renvoi à notre relation à lui, à notre liberté et notre responsabilité… Aujourd’hui, visitons nos petites magouilles, nos petits arrangements et revenons au Dieu Un.

Un commentaire

  1. catherine BRUN épouse LAUBER

    https://www.levangile.com/Bible-Annotee-Luc-16-Note-9.htm
    En lisant le commentaire de cette péricope sur le site ci-dessus, je vois qu’il faut comprendre, non pas « les richesses injustes » mais litt. « le mamon de l’injustice »[Mamona signifie en chaldéen et syriaque ‘richesse’, en langue punique, selon saint Augustin, ‘le lucre’. Ce mot est ici personnifié et opposé à Dieu. Le contraste est absolu : aimer ou haïr, s’attacher ou mépriser. Vous ne pouvez servir l’un et l’autre. Seulement il faut laisser à ce mot servir (grec ‘être esclave’) son plein sens.
    Avoir de l’argent et du bien n’est pas un péché, mais ‘ne le laisse pas devenir ton maître ; qu’il te serve, et que tu sois son maître’].
    Expression que je comprends mieux si je relie cette péricope 16,9-15, directement à ce qui précède 16,1-8 ;les v9-15 étant l’application de la parabole pour ses auditeurs.
    Donc, se servir des richesses et non les idôlatrer.

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