Luc 16,19-31

Jésus, dans la parabole du riche et de Lazare (Luc 16,19-31), ne condamne pas le riche pour un péché évident d’avidité, mais pour son indifférence. Il « a reçu ses biens pendant sa vie », tandis que Lazare n’a connu que le malheur. La richesse en elle-même n’est pas condamnée, mais lorsqu’elle nous rend aveugles à la souffrance présente à notre porte, elle devient une distance dangereuse.
Le Psaume rappelle: « Un pauvre a crié, le Seigneur l’entend » (Ps 34,7), et « Heureux qui pense au pauvre et au faible » (Ps 41,2). Et l’Évangile selon Matthieu rapporte cette parole du Seigneur: « Chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait » (Mt 25,45).
Se pourrait-il qu’un mode de vie habitué au confort endurcisse notre cœur? Le chrétien peut prier longtemps, lire abondamment l’Écriture, mais s’il manque d’engagement pour la justice et pour les pauvres, sa foi demeure incomplète. Comme l’avertit saint Jacques: « La foi sans les œuvres est morte » (Jc 2,17).
Être riche à côté d’un Lazare affamé n’est pas seulement un contraste, mais un rappel: la plus grande faute n’est peut-être pas de faire le mal, mais de ne pas voir son frère.

Un commentaire

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.