Pourquoi ce trouble et pourquoi des doutes montent-ils en votre cœur ? Et comment professer : Je crois en la résurrection de la chair ? Enseveli sans honneur, Jésus ressuscite en toute humilité, ce qui recommande une égale discrétion à qui veut en rendre témoignage à son tour.
La foi ne porte pas sur l’événement de la résurrection en tant que tel, mais sur la personne de Jésus : elle professe qu’il était mort et qu’il est redevenu vivant à jamais. La parole des disciples témoins, tient en deux mots : Jésus avait disparu du tombeau, et il est apparu vivant à quelques-uns.
Posons en principe que Jésus ressuscité n’a pas pu être vu, entendu, touché comme il l’était de son vivant terrestre car, la vie éternelle, enseigne-t-il à ses disciples, c’est qu’ils connaissent le Père, lui, le seul vrai Dieu, et Celui qu’il a envoyé (Jn 17, 2-3). Ressusciter, serait alors renaître en Dieu, revivre en participation de sa vie éternelle, se tenir en sa présence et sous son regard. Ces paroles ne prétendent pas expliquer le mystère de la résurrection, mais seulement d’interdire de la concevoir sur le modèle de la vie terrestre.
Mais alors, pourquoi les apôtres utilisent-ils le langage des sens pour attester que Jésus leur est apparu ? Parce qu’ils n’en ont pas d’autre pour décrire l’expérience d’une présence tout intérieure, qui s’empare de leur esprit et qu’ils perçoivent comme s’ils revivaient ce qu’ils avaient vécu à ses côtés, sauf qu’elle n’est plus à leur disposition. Jésus qui se tient devant eux est la personne qu’ils ont connue, avec tout son monde de relations, son histoire, ses blessures, les gestes qu’il a posés, les paroles qu’il a dites. Il est Celui qu’ils ont suivi, avec qui ils ont partagé les joies et les peines, Celui dont ils ont connu les peurs, les blessures, les forces … Et c’est avec tout cela qu’il a traversé la mort et qu’il vit à jamais.
Que Jésus Ressuscité soit béni et qu’il soit notre compagnon de route sur la terre des vivants !
Un commentaire