« Le Fils de l’homme doit beaucoup souffrir, être rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, être mis à mort, et, le troisième jour, ressusciter. » (Lc 9,22)
La parole de Jésus adressée aux disciples porte deux couleurs: une couleur froide, triste, et une couleur d’espérance.
L’annonce de la mort, dans ce contexte, devait être difficile à comprendre pour eux. Pourtant, ceux qui étaient attentifs aux réactions des scribes, des anciens et des grands prêtres pouvaient déjà lire les signes: « l’heure est venue ». Jésus commence à lever le voile sur son identité, celle du « Fils de l’homme » annoncé dans l’Ancien Testament.
Cependant, la première partie du tableau, marquée par la souffrance et le rejet, est immédiatement illuminée par une parole plus forte: « le troisième jour, ressusciter ». Ces deux couleurs sont inséparables, car elles révèlent son identité dans la mission de mort et de résurrection.
Oui, il n’y a pas de relèvement sans abaissement, comme l’affirme saint Paul:
« Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur. » (1 Co 15,14)
Et il rappelle le cœur de l’Évangile:
« Il est mort… il a été enseveli, et il est ressuscité le troisième jour. » (1 Co 15,3-4)
Ainsi, Jésus ravive l’espérance en annonçant son chemin, et il invite aussi ses disciples à le suivre :
« Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. » (Lc 9,23)
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