Les Pharisiens se lancent dans un débat juridique avec Jésus. La Loi a été donnée afin que l’homme vive et ait bonheur et longue vie (Deutéronome 5,33).
Or réduire la Loi à ce qui est permis ou pas permis (v24), n’est-ce pas perdre l’esprit de la Loi ? N’y-a-t-il pas un contresens à laisser dans le manque ceux qui ont faim (v23) le jour du Sabbat, jour de repos (Exode 20,8) certes, mais aussi jour de libération, de plénitude (Deutéronome 5,15).
Le Fils de l’Homme a pouvoir de pardonner les péchés (v10) et il est maître du Sabbat (v28). Est maître celui qui se tient dessus, qui a souveraineté, qui enseigne et sonne le sens des choses. En faisant référence au geste de David (v25-26 Cf 1 Samuel 21, 2-7), Jésus n’annule pas le commandement du Sabbat mais il y réintroduit le discernement à l’écoute de Celui qui commande.
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