Au verset 31 aboutit la démarche familiale entreprise au verset 21, parce que, pour eux, Jésus a perdu le sens. Entre les deux (v22-30) les scribes regardent Jésus comme possédé par Béelzéboul (v22), par un esprit impur (v30).
Et tout ça pour quoi ? Parce que des foules nombreuses l’entourent (v20. 32 et Mc 4,1) au risque peut-être d’en être débordé, emporté.
Jésus aurait-il perdu le sens de la famille, du groupe d’appartenance ? Il semble en redéfinir les frontières : non une appartenance génétique mais une appartenance par la mise en pratique d’une parole entendue (v35).
Dans cette histoire de famille, le père semble être le grand absent. On nous parle de la mère et des frères de Jésus. Jésus habituellement parle de Dieu en disant « mon Père », mais pas ici. « Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là m’est un frère et une sœur et une mère (v35).
« Celui-ci est mon Fils bien-aimé, écoutez-le » (Marc 9, 7). Jésus élargit notre regard et nous offre un chemin où découvrir en Dieu, un Père, par la mise en pratique de la parole entendue qu’est le Fils.
Un commentaire