Marc 4, 26-34

Deux petites paraboles dont la première est propre à Marc. Réjouissons-nous qu’elle résonne aujourd’hui. Elle donne le droit de se décrisper, de ne pas être sans cesse tendu vers l’efficacité d’un engagement. L’essentiel du travail, ce n’est vraiment ni vous ni moi qui l’opérons. « Jésus ne dit pas que nous ne faisons rien pour le Royaume ; il dit simplement que nous ne faisons pas tout. C’est quelque part entre rien et tout que nous tenons, sans jamais savoir quand il est juste de persévérer et quand il est juste de renoncer […] »

L’autre parabole complète. Nous escomptons un résultat précis de la graine que nous avons semée, mais à notre insu, ce faisant, nous avons participé à abriter les oiseaux du ciel. Nous avons fait une chose, et le Royaume à déployer notre geste au-delà de nos compétences et de nos intentions.[1]

 Jardiniers du Seigneur, réjouissez-vous !
Votre labeur est entre les mains de Dieu
Il en va de vos efforts comme de votre joie :
ils sont infimes et produisent de grandes choses ;
ils sont immenses et laissent la terre stérile.
Car Dieu seul sait ce qui porte les bons fruits
Jardiniers du Seigneur, le Seigneur se réjouit !
De vous voir malgré tout apporter votre graine
au grand jardin du monde et faire le pari
que rien ne sera vain
entre les mains de celui
qui fait germer nos lendemains. (MMC)

 

[1] cf. M.Muller Colard, Éclats d’Évangile, Bayard, 2017.

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