Dieu et César
Nous connaissons tous cette histoire où des pharisiens veulent piéger Jésus. S’il refuse de payer l’impôt, il se met du côté des résistants, s’il le paye du côté des Romains.
Il élève le débat en parlant de la pièce de monnaie, c’est l’effigie de César qui y est dessinée, pas une icône de Dieu. Aujourd’hui, pour nous qui ne vivons pas sous la coupe des romains, quels enseignements en tirer ?
D’abord, et c’est un repère essentiel, ne jamais confondre Dieu et le pouvoir politique. C’est ce que font toutes les théocraties, établir au nom d’une religion un pouvoir qui est toujours dictatorial. En Iran , en Afghanistan aujourd’hui, les croisades , l’inquisition autrefois chez nous et la liste serait longue.

Le deuxième repère, c’est de ne pas mettre César, le politique et Dieu au même niveau. Le politique n’a pas le droit de dire comment pratiquer sa religion, prier, agir. Parfois, des hommes, des femmes désobéissent à César au nom de leur foi. Dans notre pays, les témoins de Jehovah pour ne pas porter les armes allaient en prison dans les années 1980 encore.
En temps de guerre, en 1914 – 1918, pendant la guerre d’Algérie des hommes ont refusé certains ordres au péril de leurs vies.
Le pape a choqué certains en proclamant que « ce qui était légal, n’était pas forcément moral. »
C’est une affirmation de bon sens, les pratiques du nazisme étaient elles morales ? Nous avons le droit, pour des raisons diverses et sur plusieurs sujets, de ne pas avoir la même morale, là est le débat. Le pape qui est américain et les évêques de ce pays viennent de redire leur totale opposition à la peine de mort, mais sachons que c’est Jean Paul II qui l’a faite enlever du catéchisme, j’ai connu ces débats dans les aumôneries de prison.
Avant cela, la peine de mort ne paraissait pas immorale dans la loi de l’église !!!!
Nous rentrons à grands pas dans le calendrier des élections, demandons nous ce qui est moral ou non dans les divers points de vue.
Jacques Thierry
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