Matthieu 25, 14-30

Qu’allons-nous faire de ce que la vie nous a donné ? Allons-nous oser nous concentrer sur ce qui est dynamisme, puissance et force de vie ? Choisir cela, c’est aussi prendre des risques, quitter nos zones de confort si douillettes et si tranquilles.

Dans la parabole du jour, le Seigneur a distribué ses talents de manières diverses. (Même un seul est un sacré potentiel, puisque cette mesure d’argent était évaluée à plus ou moins 34 kg d’or) Celui qui a reçu davantage, en proportion de ses capacités, travaillera davantage. Manifestement, c’est un engagement de longue haleine, puisque le maître ne revient qu’après « beaucoup de temps ». Entre-temps, et après tout ce temps précisément, Maître et serviteurs sont passés de l’avoir à l’être : « entre dans la joie de ton maître ! » entendent les deux premiers serviteurs. Joie d’une relation riche et intense, partage d’un bonheur. C’est désormais leur être qui surabonde et non l’argent.

Qu’en est-il du troisième serviteur ? Il n’a pas cru que le talent lui avait vraiment été donné, puisqu’il remet ce qui ne lui appartient pas : « Voilà, tu as le tien. » Il ne se l’est pas approprié. La peur et tout ce qu’il avait projeté sur le maître l’ont paralysé, emprisonné. Pourquoi a-t-il imaginé que celui-ci était un homme dur, intransigeant ? Le voilà victime de son propre jugement.

Qu’est-ce qui pourrait lui ôter les entraves qu’il s’est mises lui-même ? Sans doute un peu de lucidité. Surmonter sa peur n’est pas chose aisée. Mais nous savons que c’est toujours la même clé qui ouvre la porte de nos prisons : une confiance infinie, qui donne accès à l’immensité du temps, toujours et encore. Et un brin d’humilité.

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