Demander, chercher, frapper … recevoir, trouver, entrer … caractérisent le mouvement de la prière. La progression va du plus resserré au plus large, du plus fermé au plus ouvert, de la solitude vers la rencontre. Demander ramène à soi, chercher nous fait sortir de nous-mêmes, et frapper nous ouvre à la rencontre avec l’autre, le Tout Autre.
Une fois la proposition posée, Jésus l’éclaire et la confirme par une comparaison qui met le Père en position de Bon Père qui ne peut que donner de bonnes choses à ceux qui le lui demandent.
L’enseignement de Jésus est logique et pourrait se terminer ici …
Mais, il continue dans un glissement subtil où le disciple qui était appelé à demander pour recevoir est maintenant invité à faire ou donner pour les autres ce qu’il veut qu’ils fassent pour lui.
Ainsi, du début à la fin du texte, nous passons de « Quiconque demande reçoit » à « Quiconque donne reçoit ».
Cela voudrait-il dire que pour recevoir véritablement le don que Dieu veut nous faire, il nous faut le donner dans un mouvement de décentrement de soi ? « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » (1 Co 4, 7). N’est-ce pas le mouvement-même de Jésus de donner ce qu’il a reçu, de se donner puisqu’Il est totalement reçu du Père ? « Je vous appelle amis, parce que tout ce que j’ai entendu auprès de mon Père, je vous l’ai fait connaître » (Jn 15, 15).
Que nos mains, nos cœurs, nos lèvres, Seigneur ne soient pas crispées sur le don de la Vie que tu nous fais, mais qu’ils soient ouverts et généreux … alors, nous recevrons vraiment la vie en abondance que tu nous donnes.
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