Matthieu 9, 14-15

BLESSURE

Aujourd’hui, le Christ invite ses disciples à se réjouir de sa présence, lui leur nourriture et leur contentement. Il touche le cœur de leur relation de joie et d’union, en se désignant comme « l’Époux », et en appelant les disciples comme « les invités de la noce ». Il les invitent à profiter de la fête, de ce face à face, et de cette amitié partagée. Mais il les appelle aussi plus loin… Ainsi, il déplace et approfondit le sens du jeûne volontaire, non pas comme un entrainement, non pas comme une purification, non pas comme une obligation ou un loi, mais comme le signe de son absence, le signe d’un deuil, d’une perte, d’un manque, et par là, il le sort de toute hypocrisie et orgueil. Jésus veut faire passer ses disciples par le chemin de la perte, du vide, du désert, de la mort, du rien (cf. « nada » de saint Jean de la Croix) pour qu’ils éprouvent, dans leur chair, la blessure d’amour de ne pouvoir goûter la présence de Dieu totalement en ce monde. Leur jeûne dira cet écart entre le réel et l’espérance de la vie éternelle et de la vie en Dieu. Il dira cette distance entre leur quotidien et leur désir à chercher ce qui plait à Dieu et à lui plaire. Le jeûne doit crier la blessure d’amour de leur cœur de n’être point encore totalement à l’Époux. Allons à leur suite et dans cette invitation de Jésus de nous réjouir qu’il soit là, de nous unir à lui, pour que marchant sereinement durant ces quarante jours qui s’ouvrent devant nous, nous vivions sans gaspiller ne serait-ce qu’une minute par des choses qui ne pourraient lui plaire. (Cf. Carlo Acutis). « Réjouis-toi, Église du Seigneur, alléluia, voici ton Bien-aimé qui vient vers toi, alléluia ! »

Photo : Décor Désert Carême, Centre Saint-Pierre ©CSJ 2026.

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