Chemin d’Avent avec Thérèse de l’enfant Jésus (4)

  • 4 Obéir ou « faire plaisir à Jésus».

 L’enfant/serviteur ne fait rien de lui-même. Il obéit aux impulsions de l’Esprit Saint. C’est la quatrième vertu. Obéir, au sens étymologique, c’est écouter afin d’agir à partir de la parole reçue.

Jardin des Buissonnets
Th de l’E-J de la Ste Face au Ms A. F2

Thérèse écrit à sa sœur Léonie : « Les petites actions faites par amour sont celles qui charment son cœur » (Lt 191). Dans la pensée de Thérèse, « Faire sourire Jésus » ou lui sourire, « Faire plaisir à Jésus » ou lui « jeter des fleurs » sont les différentes expressions d’une même réalité : une pleine obéissance, un plein accueil du réel tel qu’il est où l’on reconnait la présence de Dieu, dans les épreuves, les difficultés comme dans les joies.

Entre son désir d’être sainte et la reconnaissance de sa petitesse, Thérèse découvre à travers l’Ecriture « une petite voie bien droite » : « La charité est la voie excellente qui conduit sûrement à Dieu » (Ms B 3 v°), non à partir de soi-même, mais à partir de l’Amour dont Dieu nous aime (Pr 9,4 et Is 66,12.13). « L’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au ciel ce sont vos bras, ô Jésus ! » En conséquence : « Je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus » (Ms C 3 r°).

Devant l’Amour qui s’abaisse vers elle, Thérèse, pleine de reconnaissance, veut vivre en jetant des fleurs, c’est-à-dire en « ne laissant échapper aucun petit sacrifice, aucun regard, aucune parole, de profiter de toutes les petites occasions et de le faire par amour » (Ms B 4 v°), nous pourrions dire par obéissance au commandement de l’Amour (Jn 13,34).

Dans le manuscrit C, Thérèse montre comment tout faire pour la personne que l’on apprécie le moins comme si elle était « la personne que j’aime le plus » : prier pour elle, lui rendre des services, lui sourire alors que l’on a envie « de lui répondre d’une façon désagréable… Car ce qui m’attirait en elle, c’était Jésus caché au fond de son âme » (Ms C 14 r°).

Faire plaisir Jésus c’est encore consentir à être pour lui comme un jouet qu’il prend ou laisse, qu’il maltraite ou qu’il presse sur son cœur (Ms A 64 r°), c’est-à-dire accepter qu’il y ait dans notre chemin des temps de sécheresse, de désert où apparemment rien ne se passe. « Beaucoup servent Jésus quand il les console mais peu consentent à tenir compagnie à Jésus dormant sur les flots ou souffrant au jardin de l’agonie » (Lt 165 à Céline).

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