Jean 14, 1-6

La voie, c’est Lui…

jean-14_1-6Les disciples se retrouvent menacés et déstabilisés par le départ de Jésus: Celui avec qui, ils ont vécu, prononce son message d’Adieu.

L’objection de Thomas a permis à Jésus de se révéler avec d’autant plus de clarté, tant sur son identité que celle de son Père. A la question « où vas-tu? », il n’a pas répondu directement, mais a centré sa révélation sur sa propre personne: JE SUIS (egôeimi).

La voie, c’est Lui et rien ne passe en dehors de Lui. Une voie qu’il a proposée à ses disciples durant ses trois années de vie, de mission. Jésus a ouvert une fois pour toutes la cohabitation avec le Père.

Mais ses disciples et nous-mêmes semblons ne pas toujours comprendre; et nous ne sommes pas toujours en vérité sur cette voie qui mène à la vie. Mais Jésus se fait rassurant pour ses disciples, pour chacun de nous. Sa mort en Croix, le don de sa vie, a tracé un chemin véritable qui a ouvert le ciel pour que chacun y trouve sa place.

Oui, « pour nous, notre cité se trouve dans les cieux, d’où nous attendons ardemment comme sauveur, le Seigneur Jésus-Christ, qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, avec cette force qu’il a de pouvoir même soumettre toutes choses » (Ph 3, 20-21).

Un commentaire

  1. QUE VOTRE CŒUR NE SOIT PAS BOULEVERSÉ : VOUS CROYEZ EN DIEU, CROYEZ AUSSI EN MOI … JE VOUS EMMENERAI AUPRÈS DE MOI, AFIN QUE LÀ OÙ JE SUIS, VOUS SOYEZ, VOUS AUSSI… JE SUIS LE CHEMIN, LA VÉRITÉ ET LA VIE (Jn 14, 1-6). Croire c’est faire confiance ; et on ne peut mettre notre confiance qu’en celui qui nous garantit une vie sereine, un présent et un futur plus radieux. Celui qui met sa foi et sa confiance en DIEU devra aussi la mettre en le Fils, parce qu’ILS ne forment qu’un seul corps, qui travaille dans la même dynamique de Salut. Ainsi, croire en DIEU c’est entrer dans cette dynamique où la divinité ouvre le Chemin, révèle la Vérité et suscite la Vie. Or, très souvent, nos cœurs sont troublés en angoissés, quand on manque d’horizons, quand nos chemins nous semblent incertains, quand les voies de la Vérité nous paraissent hors de notre portée et quand la Vien en soi ne nous sourit pas vraiment. Face à toutes ces épreuves, la foi reste une issue ; il faut croire, pour garder l’espérance ; il faut croire, pour pouvoir avancer ; il faut croire, parce que sans la foi, on réduit les horizons de solutions et de possibilités. La foi va au-delà de nos attentes ; elle maintient la flamme de la victoire et du succès, face à l’épreuve à surmonter. La foi ouvre toujours un chemin d’espérance et nous oriente vers le désir et la recherche de la Vérité. Or, notre incrédulité ou même notre limite à croire ne peut être un motif ou un obstacle à un engagement concret. De plus, l’Homme ne peut se mettre en route, en mouvement s’il ne perçoit pas une raison d’espérer, de pouvoir se projeter. C’est pourquoi, à ceux qui font ce premier pas, cette première ouverture malgré le doute, DIEU ne reste pas indifférent ; IL prépare des places pour chacun, pour être accueilli, quand le poids des souffrances nous accable, quand nos croix quotidiennes sont plus lourdes que nos efforts. Bonne journée de méditation et de travail
    Abbé ACHILLE KANDI, Archidiocèse de Bertoua

Ajouter un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.