Jean 15, 26 – 16, 4a

A la question « comment pourrions-nous savoir le chemin », Jésus répond par la promesse de l’Esprit. Il nous introduit avec les disciples dans une épiclèse continuelle, nous qui sommes marqués pour toujours par le sceau de l’Esprit.
Il met en synergie la plus grande densité du silence de notre être et la force de l’Esprit.
A l’offrande de notre foi la plus pauvre répond le don de l’Esprit ; et notre cœur se transforme en un autel là où sont offerts évènements, personnes, peurs, angoisses, joies et espérances. Tout prendra sens en vérité et sera dévoilé quand l’heure viendra.
Ce chemin semble être difficile mais c’est ce difficile qui est le chemin (comme le dit Simone Weil), car il est tout simplement vie et communion avec le mystère même de Dieu.
Si nous consentons à prendre ce chemin,
Si nous reconnaissons notre condition humaine dans sa grandeur et sa fragilité,
Si nous acceptons de traverser nos morts,
Si nous demeurons fermes dans la Parole face aux épreuves et aux persécutions,
La puissance de l’Esprit en nous vient nous relever de nos tombeaux et nous revêt de la vie du Ressuscité.
Notre terre aride et assoiffée sera continuellement labourée, travaillée afin que chaque buisson sera ardent, un lieu où la voix de Dieu sera notre seule défense et jaillira comme une source d’eau vive qui murmure : JE SUIS.

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