St Thomas
Qui est-il ? « L’un des douze », du groupe des disciples, mais aussi appelé quatre fois «Thomas » par l’évangéliste, qui précise que cela signifie : « jumeau ». Qui est donc son alter ego ? Peut-être chaque lecteur, auditeur, croyant ou incrédule, qui doutent et cherchent la preuve de la résurrection.
Cela ne dit-il pas notre vocation à toutes et à tous ? Nous sommes membres d’une communauté et personnes singulières avec qui le Seigneur noue une relation spécifique, des échanges qui « touchent » parfois là où « ça fait mal », là où nous manquons de confiance, parce que notre relation fait mal.
Il est tellement difficile et parfois contraire à nos mouvements spontanés, à nos attentes et à notre espérance, de croire que la vie se déploie au-delà et à travers les blessures qui ont entraîné la mort. Recroquevillés par la peur, la crainte de déceptions plus violentes, impossible souvent de ne pas être enfermés dans ce qui semble nous protéger.
Jésus doit se manifester, prendre l’initiative et entrer dans une demeure aux portes verrouillées. Comment ? Ce n’est pas notre affaire ! Pourquoi ? Cela ne nous regarde pas plus. Mais pour quoi, cela nous importe vraiment !
Il vient à notre rencontre là où nous souffrons. C’est LUI qui met le doigt sur ce qui nous rend malades : une relation que nous croyions brisée, des souffrances que nous ne percevions que mortelles. IL nous invite à faire de même, à explorer ses blessures. Mais est-ce encore nécessaire après ce dialogue qui touche au cœur ?
Thomas, notre jumeau. Nous pouvons tous faire la même chose que lui : prêter l’oreille à l’invitation de Jésus, et laisser s’écouler les mots qui reconnaissent CELUI qui nous parle : MON Seigneur, MON Dieu. Écouter, entendre : « heureux » sont ceux et celles qui placent leur confiance en l’Amour, plus fort que nos expériences de douleurs, et que la mort de Celui en qui nous mettons notre espérance.
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