Jean 21, 15-19

« Je t’aime en ami ». C’est à cette déclaration que Jésus se rallie finalement, après avoir demandé à Pierre, le fils de Jean, s’il l’aimait plus que les autres, puis s’il l’aimait, et enfin, reprenant les mots mêmes de celui qu’il interrogeait, s’il était son ami.

Beaucoup de commentateurs à travers les siècles ont vu, dans cette triple question, la résonance finale du triple reniement de Pierre sur un chemin où l’amour jamais ne se repent et invite, sans se lasser, à ne jamais renoncer à la relation.

Amour ou amitié ? Pourquoi comparer, hiérarchiser ? À l’heure de la question, à l’heure de la réponse, l’essentiel est peut-être dans la parole échangée, dans le regard qui ne se baisse plus, qui ne fuit plus.

Peut-être y a-t-il moins de ressentis dans l’amitié, parce qu’elle est passée par mille et une expériences plus ordinaires qui font le quotidien de nos vies. Elle s’est plus souvent enracinée, non dans un éblouissement, mais dans des coude à coude, dans des défis ordinaires qui alimentent les journées, dans des solidarités simples, mais parfois bien exigeantes.

Il n’y a pas à comparer, mais à répondre à ce qui est offert au fil des jours et des rencontres, en pureté et simplicité de cœur. Et si nous trahissons, abandonnons, trichons, puissions-nous le reconnaître humblement. Pas de jugement en Lui, et donc, pas de jugement entre nous.

Es-tu mon ami ? Tu le sais, je suis ton ami et j’irai où tu m’entraîneras. Avec toi, je veillerai et prendrai soin de celles et ceux que tu me confieras.

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