Jean 4, 5-15 (lectionnaire Carmel) Sainte Thérèse d’Avila

 « Personne, après avoir choisi [Jésus] pour ami, n’a été abandonné de Dieu. Selon moi, en effet, [la prière] n’est pas autre chose qu’une amitié intime, un entretien fréquent, seul à seul, avec Celui dont nous nous savons aimés ». (Cf T. d’Avila, Vie, ch.8§5), Citation rabâchée, que nous pensons connaître par cœur ? La complexité de nos vies ne nous éloigne-t-elle pas de sa réalité profonde ?Nos cœurs s’abreuvent-ils vraiment à ce que professent nos lèvres ?
Croisons simplement cette citation avec la péricope de Jean.
« Jésus est fatigué et il s’assoit à la margelle d’un puits. Une femme s’avance, harassée de soleil, tout entière vouée à sa tâche : aller chercher de l’eau. Vient-elle par soif ou par devoir ? Alors commence un long échange au bord du puits, comme si ce travail de la parole échangée creusait un autre puits qui atteint une source inespérée. Jésus creuse le premier : donne-moi de l’eau. Est-ce pour qu’elle l’abreuve ou pour qu’elle relève la tête ? La voilà qui creuse avec lui. En creusant, ils remontent à la source commune. Jésus creuse toujours plus profond. Nous ne saurons jamais à quoi touche vraiment cet échange. Mais il semblerait qu’il fasse jaillir, chez la femme, la source qui avait tari : celle de la vérité. Souvenons-nous des paroles qui nous ont parfois libérés : n’étaient-elles pas seulement des mots limpides posés sans jugement sur nos opacités ? La femme dit alors de Jésus qui il est… » et peut le choisir pour ami, le fréquenter souvent, seule à seul parce qu’elle sait qu’il l’aime…
« Jésus et la samaritaine ont creusé jusqu’à cette source-là. Venait-elle par soif ou par devoir ? Elle venait par soif de vérité… J’en veux pour preuve qu’elle repart au village oubliant sa cruche… »

« Tu es la Source de mon désir
Aucune eau ne me désaltérera si elle ne vient de toi
Je regarde ma vie filer entre mes doigts…
J’ai enfoui bien des peurs et bien des vérités
dans les couches souterraines de ma vie…
Mais avec toi creuser et remonter le cours
jusqu’à la roche intime où perle l’eau claire de ta Parole
Reconnaître le lieu unique d’où l’on peut t’adorer :
Ce lieu que nous forons par soif de Vérité. » (Cf. Eclats d’Evangile, Marion Muller-Colard

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