Mesurons l’attente de la foule ! Une soif, une faim (v34) proche de celle de la Samaritaine (Jn 4, 15). La foule demande un signe (v30), une confirmation, quelque chose de concret qui atteste de la présence agissante de Dieu au milieu d’eux.
Déjà les murmures du peuple, au désert, au sujet de l’eau et de la nourriture, questionnaient : « Le Seigneur est-il au milieu de nous, ou non ? » (Ex 17,7).
Pourtant des signes, Jésus en a donnés. Il ne suffit pas, apparemment, que des signes soient donnés, il faut encore développer cette capacité à les reconnaître, à les comprendre et à en faire quelque chose dans sa vie. N’est-ce pas cela qui rassasie ? (v35).
« Ma responsabilité à moi consiste à puiser dans le pain que Jésus me donne (sa parole, l’Évangile) ». Cette nourriture me donne la vie, « la force humble d’exercer… les vertus quotidiennes. » (Jean-François Grégoire, Croire – à l’ombre des Évangiles, p129, Ed du Pairy, 2019).
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