« Mais toi, suis-moi »
En ce dernier jour du temps pascal et à la veille de la Pentecôte, la liturgie nous propose de méditer sur les derniers versets de l’Evangile de St. Jean et ceux des Actes des Apôtres. Notre regard se pose sur les deux grandes figures de l’Eglise : Pierre et Paul, devant l’annonce de leurs destins à la suite du Christ. Jésus vient d’annoncer à Pierre par quel genre de mort il rendrait gloire à Dieu, et Paul, nous le voyons condamné, enchaîné, prisonnier sous surveillance dans son logement.
« Mais toi, suis-moi »
Pierre, tu es préoccupé par le sort de Jean, entends à nouveau cet appel à suivre Jésus Ressuscité, comme tu l’a suivi sur les routes de Palestine. Tu te fais remettre en place : le sort de Jean n’est pas ton affaire. Occuppe-toi de suivre Jésus, de fixer ton regard sur Lui seul pour pouvoir le suivre vraiment, et glorifier Dieu comme Jésus l’a fait. Voilà ton affaire. Le Ressuscité te montre le chemin, Il te communique la force de sa résurrection, Il souffle sur toi son Esprit de Vie et de courage, Esprit de fidélité et d’amour, puisque tu as dit à Jésus: « tu sais bien que je t’aime »
« Mais toi, suis-moi »
Paul, tu es prisonnier, et tu annonces aux notables juifs, tout ce qui concerne le Seigneur Jésus Christ. Les uns se laissent convaincre, les autres refusent. Tu l’annonces à tous ceux qui viennent à toi, avec l’assurance de L’Esprit Saint et sans obstacle, alors que tu es enchaîné, car « on n’enchaîne pas la parole de Dieu ». Depuis que tu as rencontré Jésus sur le chemin de Damas, et jusqu’à ce jour où tu es enchaîné, tu ne cesses de L’annoncer Ressuscité et Ressuscitant. « Mais toi, suis-moi » Aujourd’hui, Jésus le dit à toi aussi, quelque soit ta condition de vie : libre ou enchaîné, vieux ou plus jeune, célibataire ou marié… dans ta manière de vivre, ou dans l’annonce directe de la Parole. Tu as été nourri de la Parole et du Pain tout au long de ce temps pascal, et tu as contemplé Jésus Ressuscité. Recevant son Esprit, à la Pentecôte, tu pourras entrer dans le temps ordinaire où se déploie, dans l’ordinaire de Jour, ce que tu as reçu et contemplé.
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