Luc 1, 26-38

LEUR RÉBELLION
Comment t’appelles-tu ? … À ce récit tant écouté et tant médité, je propose en cette fête de l’Annonciation, de le lire à travers le fil conducteur des noms propres…
C’est donc l’histoire du « héros de Dieu » ou de l’« homme de Dieu » qui est envoyé à une jeune-fille dont le nom est « leur rébellion » elle habite une ville du nom de « verdoyant, germe, rejeton » ou « protectrice, gardienne » dans la région du « cercle », et elle est fiancée à « il ajoutera » de la maison du « bien aimé ».
Lectrice, Haya et Tamara, © Arts-Plastiques Secondaire CSJ Mechref, mars 2019

En deux versets, tout un univers poétique et sonore s’est ouvert à nos oreilles, la jeune-fille n’a rien d’une timorée ou d’une édulcorée, elle annonce en son nom le retournement accompli en son fils… Elle porte déjà toute la force pour vivre et traverser les évènements qui marqueront l’Histoire des hommes. Révolte, indiscipline, résistance, violence pour contrer le mal et la sclérose de ses contemporains contre lesquels Jésus se battra et donnera sa vie. Autour d’elle, comme pour l’amoureuse du Cantique des cantiques, il n’y a que douceur, promesse et protection, sa ville et sa région sont les écrins qui lui permettront de vivre et de donner la vie tandis que Joseph, porteur de don et de bénédictions, ajoutera, augmentera sa lignée et toute la destinée de son peuple… et même en ajoutera un nouveau.

Marie reçoit et accueille une promesse : celle de donner naissance à « l’Éternel est salut », fils du « Vent », qui règnera éternellement sur la maison de « celui qui prend par le talon » ou « qui supplante ». Et pour celle qui croit et lance son « fiat », il est donné un signe. Sa cousine « Dieu du serment », elle aussi a conçu un fils et en est à son sixième mois.
Une promesse d’infini et d’éternité est offerte à Marie. Un nouvel horizon s’ouvre, elle le regarde sans trembler. Le nom de sa cousine la rassure peut-être, car il lui rappelle l’alliance sincère et l’engagement indéfectible de Dieu, avec la force d’un serment échangé entre deux amants. 
La maison de Jacob est complètement rachetée, Jésus y règnera éternellement, celui qui prend le talon, rappelle la malédiction du serpent « tu lui meurtriras le talon » (Gn 3,15). Marie est la nouvelle Ève, la nouvelle mère de tous les vivants.

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