Pourquoi Jésus prend-il tant de temps pour répondre à ses détracteurs ? Ne sont-ils pas capables, par eux-mêmes, de relever les contradictions que contiennent leurs propos ? Serait-ce pour expérimenter ensemble la puissance des mots, pour toucher, Lui et eux, la profondeur de leur impact, sentir parfois leur perversité, mais aussi leur germe de vie ? Alors surgit cette question : qui en est l’origine ? Dieu ? Le prince des démons ?
Parler, c’est se référer à une source. Et chacun sait au fond de soi ce qui l’inspire, ce qui le motive. Tous, nous pouvons nous leurrer nous-mêmes parfois, car le cœur de l’homme est compliqué et malade.
Mais quand nous avons, humblement, détecté ce qui nous pousse à parler et à agir d’une certaine façon, faut-il prendre les armes pour repousser ce qui met tout à l’envers, faire le grand ménage dans nos idées, notre cœur, nos intentions ? Nous retrousser les manches. Pas sûr que ce soit toujours la meilleure façon d’affronter l’esprit mauvais qui rôde sans cesse.
Se retourner vers Jésus, l’appeler pour qu’il reprenne place en notre maison et tout apprendre de Lui, car il est doux et humble de cœur, et c’est près de Lui que nous aurons le repos. Et il n’est rien de plus fort que cet humble appel pour mettre le démon en déroute.
Images : Miroir déformant, marcher ensemble, brouillard et bergerie
Un commentaire