Luc 15, 1-10

Les pécheurs, les publicains, les gens mal vus par la société viennent nombreux à Jésus pour l’écouter, et Jésus les accueille sans exception. Les pharisiens quant à eux murmurent contre Jésus qui « fait bon accueil et mange » avec ces malfrats. Mais ils ne viennent pas à lui !

Interrogeons-nous aujourd’hui : dans ces paraboles, qui est que la brebis perdue, que représente la pièce perdue ? Naturellement, nous répondrions : ce sont les publicains et les pécheurs qui sont malades et ont besoin de conversion !

Pourquoi n’entendrions-nous pas, pour une fois, que les pécheurs, conscients du mal qui les ronge, reconnaissent en Jésus une Parole qui les relève, les restaure et les tourne vers la vie ?Ils viennent à lui car ils veulent vivre … pas besoin donc d’aller les chercher loin du troupeau !

Par contre, les pharisiens qui ne se laissent pas atteindre par la Parole de Jésus, ne sont-ils pas comme cette brebis qui s’éloigne du troupeau et s’égare, et comme cette pièce de valeur qu’il faut retrouver, car toute humanité a de la valeur aux yeux de Dieu ? Ils se rendent inatteignables, il faut se lever de bonne heure pour partir à leur recherche, trouver la petite brèche par où l’on pourra se glisser jusque dans leur cœur. N’est-ce pas pour eux que le Christ vient, comme ce berger qui part à la recherche de sa brebis récalcitrante ? Et, quand il la trouve, il la porte sur ses épaules !

Lorsque nous résistons à la grâce et qu’à force de patience Dieu trouve à s’infiltrer en notre cœur, il ne nous reste alors qu’à nous abandonner à son infatigable Amour et à nous laisser porter par Lui.

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