Il a creusé très profond
Aujourd’hui nous célébrons la fondation du Carmel St Joseph, 12 septembre 1872, et la Parole de Dieu nous invite à creuser profond, toujours et sans cesse aller plus loin. C’est dynamisant !
Mais que veut dire aujourd’hui cette parole ?
Jusqu’à quelle profondeur ?
Y-a -t -il ceux qui ont bâti sur le roc et d’autre sur le sable comme dit l’Evangile ?
Ou il y a en nous les deux maisons, et nous habitons tantôt l’une et parfois l’autre.
Ça me fait penser aux 7 Deumeures de Ste Thérèse d’Avila. Selon elle, notre âme est un château où il y a beaucoup de demeures, les unes à la surface, les autres plus profond.
Et dans notre vie, nous passons, sans cesse, d’une demeure à l’autre, jusqu’à être établi au centre de son âme, où Dieu fait sa demeure.
Et dans notre vie, nous passons, sans cesse, d’une demeure à l’autre, jusqu’à être établi au centre de son âme, où Dieu fait sa demeure.Creuser en profondeur peut se produire, parfois, quand la maison bâtie sur le sable s’écroule et s’effonfre. C’est comme un retour vers soi- même pour se poser les bonnes questions.
Creuser en profondeur, c’est accepter de rentrer dans son coeur, au plus profond de son être, là où on est seul et à découvert, nu et sans appui, et parfois ça fait peur, il fait nuit….
Creuser profond, c’est se réfugier en Dieu, à l’ombre de ses ailes, quand vents et tempêtes nous assaillent. Quand la peur nous secoue, la honte nous accable, quand le « qu’en dira-t-on » nous guette et nous fait perdre confiance, nous entendons alors cette question : sur quoi tu bâtis ta vie ? A quelle profondeur ?
Prendre « l’ascenseur » intérieure pour descendre là où on est seul face à soi, nous fait constater cette parole du psalmiste : « Seigneur, tu les caches au plus secret de ta face, loin des intrigues des hommes »
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