CAS DE CONSCIENCE
Pour une danse et un serment déraisonnable lancé à la va-vite, Hérode s’engage sur le chemin du meurtre qui a coûté la vie du précurseur.
Inexorablement liés Jean et Jésus s’appellent et se révèlent l’un l’autre, depuis le ventre de leur mères selon saint Luc, depuis le commencement de leur mission comme lumière et témoin de la lumière selon saint Jean, ou au baptême point de convergence des quatre évangiles.
C’est pourquoi, lorsque Hérode entend parler de Jésus, il pense immédiatement à l’homme qu’il a fait décapiter et qui serait ressuscité.
Il n’en retire sans doute aucune satisfaction, peut-être au mieux la nostalgie de pouvoir revenir en arrière, au moment où Jean était encore vivant et où le roi prenait plaisir à l’entendre. À cette époque, Hérode était devant la promesse du Seigneur : « Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur » (Dt 30,15). Il aurait pu aimer et choisir la volonté du Seigneur Dieu, marcher dans ses chemins, en suivant ses commandements, et non pas écouter la séduction de la fille d’Hérodiade ou le désir de vengeance de sa femme. C’est sur ce chemin de mort et de malédiction qu’il s’est laissé perdre lui-même, il n’a pas écouté ce qui nourrissait son cœur ni sa conscience.
Aujourd’hui, la présence de Jésus « la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde » (Jean 1,9) le lui rappelle.
« Heureux ceux qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance » (Lc 8,15).
Photo : Veillée « Merci Marie » Centre Saint-Pierre ©CSJ 2024.
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