Marc 7, 31-37

Jésus sort des frontières de Tyr et vient par Sidon vers la mer de Galilée, au milieu des frontières de dix villes (v. 31 traduction d’André Chouraqui). Jésus est en pèlerinage en terre païenne, en terre étrangère. On lui amène un homme sourd et bègue, enfermé, emmuré, sans possible communication.
Il prend alors cet homme à l’écart de la foule, met ses doigts dans ses oreilles, crache, touche sa langue, et soupire. Il fait œuvre de création comme Dieu au commencement séparait pour créer, modelait l’homme de la poussière du sol, et lui insufflait l’haleine de vie. Jésus fait œuvre de création, et le peuple ne s’y trompe pas lorsqu’il affirme : il a bien fait toute chose (cf. Gn 1, 31) il fait entendre les sourds et parler les muets.

PHOTO: FRÉDÉRICK LAVOIE, COLLABORATION SPÉCIALE (La presse.ca)

Jésus construit des ponts et non des murs (Pape François), il traverse les frontières pour briser l’enfermement des hommes, pour libérer le sourd muet de son emmurement. Il traverse les frontières pour relier les purs et les impurs (Mc 7, 1-7), les élus et les païens (Mc 7, 24-30), pour que les humains se rencontrent au lieu de s’exclurent.

Au lieu de séparer, les frontières devraient devenir des lieux de contact où s’organisent et s’intensifient les échanges de toutes natures qui renforceront les solidarités entre les hommes (Robert Schuman dans « pour l’Europe).
Disciples du Christ, osons construire des ponts, défoncer les murs de séparation, libérer les relations, car, construire des ponts entre les humains n’assèche pas le fleuve qui sépare les deux rives (Pape François).

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