La vie ou la mort ?
La compassion ou l’indifférence ?
La présence ou la fuite ?
Des questions existentielles qui semblent tenir deux extrêmes rigoureux, exigeants et tranchants. Et pourtant, elles ne reflètent que la vérité de l’Evangile, le chemin de la suite du Christ et le témoignage d’une vie toute donnée à Dieu et aux frères.
L’Ecriture invite chacun et chacune de nous, spécialement en ce temps de carême, à être sans cesse «celui qui répare les brèches», «celui qui remet au service les chemins», celui qui «prépare au désert le chemin du Seigneur»,
elui qui croit que la Source de Vie jaillit du lieu du manque, de la nudité, de la soif, de la faim et de la maladie.
Nous engager dans le chemin de la vie, de la compassion et de la présence, c’est oser dire «oui» à ce qui nous dérange, nous ébranle, nous bouscule et nous remet en question.
C’est accepter de faire mourir en nous l’indifférence, de refuser de fuir et de choisir de traverser avec le Christ notre propre mort afin d’être témoins et œuvrer pour la Vie.
Il s’agit tout simplement de remettre «le mystère de Dieu» au centre de notre vie.
De faire de nos communautés «des lieux où le cri de ceux qui souffrent soit accueilli et où l’écoute engendre des chemins de libération, nous rendant plus prompt et plus diligents à contribuer à l’édification de la civilisation de l’amour» (message du Pape Léon XIV pour le carême 2026).
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