« Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre: je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive ».
Ce passage de l’évangile où Jésus donne des instructions à ses douze disciples nous est connu. En entendant ce verset alarmant, une mélodie joyeuse m’est venu à l’esprit : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu’il aime ». Ce que les anges ont chanté la nuit de Noël pour le roi de la paix semble contredire les paroles de Jésus dans ce passage de Matthieu. Et pourtant, il n’en est pas ainsi. Jésus prédit les exigences que devront suivre ses disciples pour le suivre. Choisir Jésus suppose un prix lourd à payer, des sacrifices continus dûs à notre choix renouvelé. L’épée demeure le châtiment de plusieurs chrétiens jusqu’à nos jours à cause de leur foi. La persécution n’a jamais cessé au cours des siècles. Cependant, il ne s’agit pas seulement d’une bataille extérieure mais surtout intérieure. Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus parle bien du martyre d’amour qui remplace le martyre du sang, et c’est la vie de tous ceux qui demeurent dans la suite du Christ dans leurs choix quotidiens, qui semblent parfois comme un vrai martyre car ils vont à l’encontre de l’esprit du monde et de la chair. Porter la croix à la suite du maître est l’empreinte d’un disciple de Jésus. « Aimer jusqu’à mourir d’amour ».
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