« Malheur à vous » (v25.27) ou plutôt « malheureux êtes-vous ».
Nos bibles titrent : sept malédictions, alors que Jésus se lamente sur l’attitude des scribes et Pharisiens, qualifiés huit fois d’hypocrites (celui qui joue un rôle, qui porte un masque) et cinq fois d’aveugles.
Il n’y a pas pire aveugles, dit-on, que ceux qui ne veulent pas voir. Ils se perdent dans les détails, oubliant l’essentiel (vv23-24). Ils restent à la surface des choses (v25-26).
L’humain, enclin à la paresse, va au plus court, au plus vite, à ce qui se voit. Or Dieu « scrute le cœur… sonde les reins pour rendre à chacun d’après sa conduite, selon le fruit de ses œuvres » (Jérémie 17,10). N’y-a-t-il pas là un appel à rejoindre Dieu en notre cœur ?
Dans son encyclique Dilexit nos, le pape François nous invite à revenir au cœur c’est-à-dire à passer d’une vie centrée sur l’apparence (l’extérieure de la coupe) à une vie centrée sur l’amour, la rencontre, la tendresse (l’intérieure de la coupe v26).
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