ON NE CROIT PAS UNE FOIS…

ON NE CROIT PAS UNE FOIS ( FOI ???) POUR TOUTES !!!

Thomas… Celui qui voulait des preuves ! Un homme de bon sens. Les autres disciples voulaient le convaincre de la Résurrection de Jésus. Lui voulait des preuves. Il a découvert que Croire est une question de « CONFIANCE » d’abord… Depuis 2000 ans, ceux que l’on nomme « les Chrétiens » découvrent que la Foi « tranquille » n’existe pas. Qu’elle n’est pas un « paquet de certitudes »… Bien sûr, la recherche, la connaissance, le savoir sont indispensables. Ce sont les « rochers » qui donnent solidité à cette Foi. Mais elle est en même temps et peut-être d’abord : un VIVRE ! Une sorte de « CADEAU » que Dieu offre pour éclairer les mille facettes de l’existence humaine. Le vrai « lieu » de Dieu n’est pas dans les « nuages ». Il est dans la compagnie des Hommes. Ce n’est pas l’Homme qui cherche Dieu mais Dieu qui cherche l’Homme ! Qui cherche sa compagnie, sa rencontre, sa réponse à sa façon de l’aimer, sa confiance, son amitié… Telle est la Foi des Chrétiens. « Je T’ai appelé par ton Nom ! Tu comptes tellement à mes Yeux ! Tu es précieux pour Moi et Je t’aime… »… Voilà le cœur de la Foi des Chrétiens. Et Jésus Christ en est le Témoin, La Croix et la Résurrection en sont le « signe ».

En quelques mots, nous voici au cœur de ce que nous appelons la Foi.. Alors des Croyants de tous âges, de toutes cultures se mettent en marche replongeant sans cesse dans le petit Livre que l’on nomme Evangile ou même l’ensemble de la Bible quand on le peut. Depuis un certain Abraham… Et ces Croyants si différents forcément, découvrent et acceptent que Croire est d’abord une « Aventure à Vivre » ! Chacun : parce que l’on ne peut obliger personne à choisir de Croire. Mais « chacun avec d’autres ». Le chemin de croire ne sera jamais un « voyage en solitaire. » C’est pour cela aussi qu’existe l’EGLISE ! L’acte de CROIRE est « personnel » oui, mais jamais « individuel » ! Le « Je crois en Dieu dit :  » Jésus est descendu aux …enfers !!! ». Croire c’est rejoindre les  » enfers » que l’on fait vivre aux enfants de Dieu à force de violences, d’humiliations, de peurs… Voilà pourquoi aussi la Foi est une sorte de « combat »  ! Car Dieu ne supporte pas que l’on abîme et saccage la Terre et ses Enfants… Alors, le Croyant en Dieu apprend à lire les Evénements qui traversent le Monde et l’Existence, pour y découvrir les « messages cachés » ? l’obligeant à sortir de ses tranquillités pour essayer le plus possible d’être Témoin d’attention, d’accueil, de soutien ,de solidarité, de compréhension… Le Croyant est un « Résistant ». Et donc un peu « rebelle » ! : comment pourrait-il accepter que l’on traite les enfants de Dieu auquel il croit comme une marchandise négligeable ??? Parce que ce Croyant s’accroche à Celui qui s’est traîné jusqu’au Calvaire pour que l’on comprenne enfin que le Monde Humain valait la peine d’être sauvé!!! Désespérer n’est pas Chrétien… Nous sommes des Incroyants provisoires et des croyants en pointillés ! en chemin… C’est l’inconfort de la Foi… On ne croit pas une fois (une FOI ??? ») pour toutes !!!!!

Texte : Jean Bosset, prêtre retraité à St Martin Belle Roche
                                      Illustrations : Aude Bellanger

Un commentaire

  1. Jésus est mort assassiné cyniquement sur une croix romaine au Golgotha un vendredi après midi.

     » Les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient verrouillées par crainte des juifs  » écrit Jean .
    Comme nous les comprenons ces amis de Jésus enfermés dans la peur d’être arrêtés eux aussi et désespérés.
    Qu’est devenu l’espoir que Jésus leur avait donné pendant trois ans par ses paroles et ses actes ?
    Nous aussi, parfois nous verrouillons nos vies tant la déception est profonde et le malheur trop grand.
    Ce prêtre qui était un ami de la famille était un prédateur sexuel.
    Les réformes du concile Vatican II s’effondrent et les liturgies sont dévorées par des rites d’un autre âge qui masquent la Bonne Nouvelle.
    Le pape François a retiré des sujets du synode le diaconat des femmes, incompréhension et scandale pour nos contemporains.
    L’espérance de la rencontre avec l’Éternel semble ne pas peser lourd devant la recherche du bien être personnel…………………..
    et la liste serait longue et nous nous enfermons dans la tristesse, l’amertume, la désespérance.

    Ces réactions sont fréquentes et très compréhensibles, mais il y en a aussi d’autres, stupéfiantes.
    Il y a quelques semaines j’ai accompagné, à sa demande, un père de famille pour rencontrer Jacques Habert, notre évêque.
    Cet homme a un fils qui a été la victime de deux prêtres dans sa jeunesse. Il a maintenant la cinquantaine et en fait toujours des cauchemars.
    Il ne veut pas parler à l’église, ayant perdu toute confiance en ses membres.
    Son père est venu poser des questions sur ce qui était mis en place maintenant pour que ces actes criminels ne se reproduisent plus.
    Cet homme a continué à être  » amoureux  » de l’évangile, à prier, à vivre l’eucharistie,
    alors que tous ses proches ne sont pas croyants et lui reprochent de rester dans l’église.
    Tout en condamnant les fautes, les manques du diocèse, il a dit à l’évêque sa foi, sa confiance dans la résurrection du Galiléen.
    Il aurait eu toutes les raisons de verrouiller ses portes, il ne l’a pas fait, continuant à écouter la petite musique évangélique.
    Dans la traversée de ce drame familial, depuis des décennies, il confie que la foi lui donne une certaine paix.
    Lorsque Jésus entre dans la maison verrouillée, il dit aux disciples :  » La paix soit avec vous .  »

    Je suis émerveillé de la foi de tous ceux qui, comme ce père de famille, continuent à faire confiance en Jésus.
    Ils sont les témoins contemporains de l’annonce de la Vie de Dieu qui ne meurt jamais.

    Jacques

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