Rameau d’olivier

L’Arche de Noé. Commentaire de Beatus sur l’Apocalypse, San Miguel da Escalada, Xe siècle. New York, Perpont Morgan Library, ms. 644, f° 79r.

La blanche colombe
Avec le rameau dans l’arche est retournée ;
Et enfin la tourterelle
Le compagnon tant désiré
Sur les rives verdoyantes, elle l’a trouvé.

Solitaire elle vivait
Et en solitude, elle a posé son nid
Et la guide en solitude,
Tout seul, son Aimé
Lui aussi blessé d’amour, en solitude.

Jean de la Croix, CSB, XXXIV-XXXV

« Comme la colombe qui sortit de l’arche retourna avec la branche d’olivier dans le bec, en signe de la miséricorde de Dieu qui avait retiré les eaux de dessus de la face de la terre que le déluge avait submergée ; de même cette âme, sortie de l’arche de la toute-puissance de Dieu lorsqu’il la créa ayant traversé les eaux du déluge des péchés, des imperfections, des peines et travaux de cette vie, retourne à l’arche du sein de son Créateur, avec le rameau d’olive, qui est la clémence et la miséricorde dont Dieu a usé envers elle. » (CSB XXXIV, §4)

Rameau d’olivier dont la sève raconte une histoire, celle du jour qui se lève. Mais aussi l’histoire d’un déluge, d’une faim, d’une soif, d’une couronne et d’un glaive. Beaucoup de cœurs ont souffert sous tes yeux, beaucoup d’yeux t’ont guetté, comme l’on guette le visage de l’aimé(e), orient de Dieu et demeure d’éternité.

Rameau d’olivier dont la sève démasque les obstacles, révèle la vérité de son amour, et parle d’un arbre toujours planté sur le mont des larmes, de la supplication, de l’agonie et de l’abandon.

Rameau d’olivier dont la sève ne craint pas la séparation. Tu n’as pas peur d’être arraché à ta mère, ou plutôt tu as peur, si, mais tu t’abandonnes à la volonté de celui qui fera de toi un signe, le signe d’une promesse renouvelée et d’une fidélité.

Rameau d’olivier dont la sève se mêle à la sueur des enfants ; le bruit de ton feuillage accompagne leur voix et reconnaît avec eux la voix de celui qui vient.

Rameau d’olivier, tu ne cesses de naître et de renaître ; traversant avec lui la mort, tu racontes toujours la même histoire, et tu ne t’en lasses jamais : « il était, il est et il vient, celui que vous attendez. Il était, il est et il vient, celui que mon cœur aime. Il était, il est et il vient, celui que j’ai contemplé, seul, en cette nuit du mois d’avril, au Mont des Oliviers. »

2 commentaires

  1. Oui, qu’il vous bénisse, qu’il bénisse les fruits de vos entrailles et qu’il vous envoie toujours les anges de lumière, de tendresse et de soutien dont vous avez besoin… Béni chacun de vos enfants et béni celui que vous attendez.

  2. Bonsoir,
    Je confie à Saint Gabriel Archange mes prieres : je lui confie ma grossesse en cours, mon enfant dont un de ces prenoms sera gabriel.

    Je confie son ame, son etre afin qu’il soit béni. je me confie à Dieu pendant cette grossesse aussi, moi la maman afin que Dieu me bénisse, me comble de bénédictions, qu’il dit meme si ton pere ou ta mere t’abandonne moi je ne t’oublierai pas. Qu’il donne toutes bénédictions et forces vives et graces de vie, de revis, de guerison, à mon ame et mon corps, mon etre et qu’il me fasse marcher sur un chemin de vie, de joie avec mes jumeaux dejà nés qui ont neuf mois. Un chemin de verte prairie, un chemin fleuri.

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