Articles par Ghada EL KHOURY

La Marguerite

« Il (elle) m’aime, un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, plus que tout, pas du tout. » « Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, AÏEEEEE ! Pourquoi est-ce à l’une de nous que vous vous en prenez chaque fois que vous désirez savoir si vous étiez aimés ou pas ?! Il y a plein d’autres fleurs,…

La porte

Nous ne pouvons te rencontrer que sur les seuils, c’est-à-dire partout, à chacun de nos pas. Visible ou invisible, tu n’as qu’une seule fonction : ouvrir. Même lorsque tu sembles fermée, c’est toujours pour désigner une ouverture, pour nous aider à faire le deuil de ce que nous croyons à tort être une chance ou…

Le tapis

« Des pieds grossiers ne doivent jamais se poser sur de tels tapis, c’est ce qu’a prévu la loi primordiale des choses. » Il s’agit pour Nietzsche du tapis des plus hauts problèmes, qui « repoussent sans pitié tous ceux qui les approchent sans être prédestinés à leur solution par la hauteur et la puissance…

Le décapsuleur

Je ne te voyais pas jusqu’au jour où Antoine Doinel (Jean-Pierre Léaud) te sorte du tiroir de la table d’une cuisine et te mette au doigt de Christine Dardon (Claude Jade) ! Tu n’as pas protesté, tu n’as pas dit que ce n’était pas ton rôle, tu t’es laissé faire et tout a été transfiguré…

Le téléphone

Tu sonnes toujours comme s’il n’y avait personne. Ta singularité je te la donne ; seul, tu n’en as aucune. Toujours indifférent, impassible, imperturbable ! Que la nouvelle soit triste, ou qu’elle soit bonne. Même rechargé, tu sembles mort ! Si les mots te traversent, s’ils touchent, ils ne donnent pas, ils ne donnent rien, et ne rendent présent…

La canne

Pour certains, tu es un « signe distinctif », « un emblème » ou même un « accessoire de parade[1] ». Pour moi, tu es sans aucun doute, un appui, une aide, un soutien, une verticalité qui me confère quelque chose de son être et qui respecte le mien jusqu’à lui rendre à la limite, malgré mon handicap, sa beauté première et…

Le sac

Une conception, des dessins, des mesures, du cuir, des découpes et des coutures, du métal, des yeux, des mains, des machines, et bien d’autres éléments, ont participé à ta fabrication. Neuf, tu avais une certaine beauté ; usé tu en a une certaine ! Les marques et les rayures que l’on ne voyait pas auparavant…

L’ortie

Tu es ma découverte pour ce temps de Pâques ! Je t’arrachais auparavant, dès que je voyais ta tête pointer, sans aucune hésitation, pensant surtout à cette fois où je t’avais touchée pour la première fois. Tu m’avais piquée sans la moindre gêne et sans honte. Tu m’avais fait vraiment mal. Je t’arrachais donc parce que,…

Rameau d’olivier

La blanche colombe Avec le rameau dans l’arche est retournée ; Et enfin la tourterelle Le compagnon tant désiré Sur les rives verdoyantes, elle l’a trouvé. Solitaire elle vivait Et en solitude, elle a posé son nid Et la guide en solitude, Tout seul, son Aimé Lui aussi blessé d’amour, en solitude. Jean de la…

Le pâté de sable

Devant toi, seuls, nous interrogeons notre monde, notre désir et notre avenir. Nous interrogeons aussi nos relations en essayant de te donner forme, de construire des routes, des châteaux, des maisons, des tours et des murs ! Enfants, tu viens à notre secours. Tu nous révèles un certain pouvoir en nous, un pouvoir de création et…