Retraite Jour 1

Retraite avec nos sœurs du Proche Orient

Mechref, 22 au 28 août 2020 avec P. Georges Abi Saad
Un très grand merci à sr Josette qui envoie chaque jour l’enseignement du P. Georges Abi Saad : « Cheminer ensemble avec le prophète Ezéchiel.

1_Avant-Midi_Samedi 22 août 2020

Dans les crises et dans les épreuves, on découvre cette grâce de prier ensemble.

Nous allons cheminer ensemble avec le prophète Ezéchiel. J’ai trouvé des points communs entre ce qu’il a vécu comme appel avec son peuple et ce que nous vivons d’abord au Liban et dans la région. Nous vivons des crises communes avec la Syrie : l’économie, la guerre, la situation politique…

D’abord, je vais faire une petite introduction pour situer Ezéchiel dans le contexte historique puis nous passons aux textes avec des méditations sur les textes.

Introduction

Ezéchiel a vécu dans la période la plus dramatique de son peuple. C’est une période de grands bouleversements après la conquête des assyriens (Syrie, Palestine 722 av. JC) qui ont conquis la région et ont détruit le royaume du Nord et la Samarie. Après un certain temps, un autre royaume a surgi : le royaume de Babylone qui a détruit les assyriens en 612. En l’année 597 (date importante), Nabuchodonosor, le roi de Babylone a conquis Jérusalem et il a déporté une partie de la population (Les exégètes disent à peu près 10000 personnes, notamment de l’aristocratie du pays dont le roi Joachim et avec Ezéchiel).

Ezéchiel a quitté son peuple avec cette première déportation. Et le roi Nabuchodonosor nomme un Sédécias à sa place. Nous avons un autre roi à Jérusalem. Mais après quelques années, Sédécias s’est révolté contre le roi de Babylone. Le roi de Babylone a siégé sur Jérusalem en l’année 588 et la vie est tombée après 2 ans, en 586 : Jérusalem est détruite. Les murailles sont détruites, la ville est brûlée, le temple est brûlé. Il a déporté la plupart de la population. On trouve cet évènement bien  expliqué dans 2R25. Le roi égorgea les fils du roi de Jérusalem devant ses yeux. Il lui creva les yeux (2R25) et il l’emmena ainsi à Babylone avec la plupart de la population et il laisse un petit nombre de pauvres pour s’occuper des champs. C’est la fin de la royauté de la dynastie de la ville.

Ce sont les circonstances historiques. C’est une catastrophe. La destruction de la ville sainte, du temple, la déportation et la fin de la royauté. On peut imaginer la souffrance et le désespoir de ce peuple.

La déportation a duré 70 ans parce que le royaume de Babylone est conquis par le roi Cyrus, le roi perse en 539 et ce roi a ramené les peuples déportés à leur pays entre autre les israéliens, le peuple de Jérusalem.

Il y a un évènement central qui divise la mission du prophète Ézéchiel en deux périodes : la destruction de Jérusalem en 587.

  • La première période de sa prédication : c’est avant 586. C’est un appel à la conversion, un appel urgent à la conversion parce que le peuple qui est resté à Jérusalem était confiant que la ville sainte ne tombera jamais : une confiance basée sur les prophéties (Ezéchiel va parler des faux prophètes) et les déportés étaient confiants qu’ils vont rentrer à Jérusalem. Chapitres 1 à 24 d’Ezéchiel.

Le problème n’est pas des babyloniens. Le problème principal est le péché du peuple. Il appelle le peuple à la conversion.

  • La deuxième partie : après la destruction de Jérusalem. La situation a changé. Le peuple est dans le désespoir, dans la détresse. Le message d’Ezéchiel est un message d’espoir, de consolation vers un peuple qui est détruit moralement et spirituellement. Chapitres 33 à 48 d’Ezéchiel.
  • Chapitres 25 à 32 : un message aux nations voisines.

C’est le contexte historique.

La 1ère méditation : le premier chapitre.

Les 3 premiers chapitres parlent de la vocation d’Ezéchiel. C’est essentiel dans sa mission.

Nous commençons par le premier chapitre : 01 LA TRENTIEME ANNEE, le quatrième mois, le cinq du mois, je me trouvais à Babylone au milieu des exilés près du fleuve Kebar ; les cieux s’ouvrirent et j’eus des visions divines. 02 Le cinq du mois, la cinquième année de la déportation du roi Jékonias, 03 la parole de Dieu fut adressée à Ézékiel, fils du prêtre Bouzi, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar. La main du Seigneur se posa sur lui. 04 J’ai vu : un vent de tempête venant du nord, un gros nuage, un feu jaillissant et, autour, une clarté ; au milieu, comme un scintillement de vermeil du milieu du feu. 05 Au milieu, la forme de quatre Vivants ; elle paraissait une forme humaine. 06 Ils avaient chacun quatre faces et chacun quatre ailes.

 Nous allons méditer 3 points de ce chapitre :

  • La date : la 30ème année et la 5ème année. La 5ème année de l’exil : c’est clair. Mais la 30ème année ? il y a beaucoup d’interprétations. Mais l’explication la plus convaincante, c’est l’âge du prophète. Il a 30 ans lorsque le Seigneur l’a appelé sur ce terrain étranger au bord du fleuve Kebar. Lorsqu’il a quitté son pays, il avait alors 25 ans.

Un autre détail très important au v. 3 : la parole fut adressée au prêtre Ezéchiel. Ezéchiel était prêtre. Le sacerdoce est lié à la famille, les fils d’Aaron. Tous les lévites sont consacrés au service du temple mais les fils d’Aaron sont les prêtres. Le livre des nombres Nb 4, 24 signale que, c’est à l’âge de 30 ans, que le prêtre commence son ministère (entre 30 ans et 50 ans), 20 ans de service. Le Seigneur a choisi cette date pour appeler Ezéchiel.

On peut imaginer la déception et la tristesse d’un prêtre qui n’a pu jamais exercer son ministère. Chaque prêtre qui aime ce service doit attendre impatiemment sa rentrée au temple. Il a quitté Jérusalem à 25 ans et c’est l’âge où il devait commencer sa mission. Il est sur une terre étrangère. C’est à ce moment-là que le Seigneur l’a appelé.

On peut parler d’un appel à l’intérieur de l’appel : l’appel au sacerdoce et cet appel. On va méditer sur cet appel pour dire que l’appel de Dieu ne peut pas être séparé des circonstances dans lesquelles vit le peuple. La vocation n’est pas seulement un état de vie ; la vocation est liée au vécu du peuple et à son histoire. Elle fait partie de la réponse de Dieu aux besoins de son peuple. Et lorsque Dieu appelle, il a une solution. Il y a un espoir, une espérance, même si humainement, on ne voit que le malheur, le noir. Il y a une lumière à chaque fois qu’il y a une vocation.

La vocation d’Ezéchiel va changer sa vie. Elle va le pousser à sortir de son amertume, de sa tristesse, de son désespoir vers une mission plus grande. La crise devient une occasion de vocation plus grande. Si Ezéchiel était reste à Jérusalem, il était prêtre comme les milliers des prêtres qui offrent les sacrifices tous les jours. Cette crise de son peuple a fait d’Ezéchiel cette grande figure. C’était l’occasion de jouer un grand rôle, unique dans la vie de son peuple. La vocation l’a poussé à sortir de son état d’amertume comme tout le peuple vers une mission qui va changer même le peuple.

L’appel est une sortie de la sécurité du ministre liturgique, cultuel. En général, dans le sacerdoce, nous savons ce que nous devons faire. Il y a cette sécurité. Avec l’appel maintenant, c’est l’aventure.

Il y a aussi les épreuves du ministère. Une vocation au milieu des crises est toujours exposée aux épreuves, aux résistances du peuple, aux persécutions. On doit penser au discernement, c’est-à-dire la volonté de Dieu, la Parole de Dieu qui va nous confier la vision nouvelle, la vision de la foi. Il y a les calculs humains, politiques… et la vision de la foi : comment regarder la situation à travers la foi, la vision de Dieu. Voir la situation autrement, c’est être prophète.

  • Le lieu : l’exil. Ezéchiel a découvert que Dieu n’est pas lié seulement au temple. Dieu accompagne son peuple. En principe, la présence de sa gloire, normalement la gloire de Dieu est au temple. C’est là qu’on cherche la présence de Dieu. Son trône est mobile maintenant. Dieu accompagne son peuple et ce lieu de la souffrance devient le lieu de la rencontre avec Dieu. On cherchait sa face dans le temple, maintenant, c’est lui qui se révèle et se donne à travers sa vision et sa Parole. C’est le lieu de l’envoi en mission pour Ezéchiel. Ezéchiel aussi, va être pas seulement le témoin de cette présence mais aussi un canal. Dieu va guider son peuple à travers son prophète. Il est présent à travers son prophète. C’est important pour chacun de nous : Dieu va être présent avec son peuple à travers chacun de nous.
  • La vision en tant que telle. Cette vision n’est pas facile à expliquer : chars, animaux, ailes, yeux tout autour… cette vision a beaucoup d’influence dans l’histoire du judaïsme et du christianisme, chez les mystiques même dans le siècle récent (on peut penser à ces mouvements mystiques pour qui la vision d’Ezéchiel est importante). On peut comprendre le message essentiel : d’abord, c’est la présence de Dieu au milieu de son peuple. Les éléments principaux : vents, nuages, feu, animaux, yeux… tous sont des symboles qui nous montrent l’omnipotence de Dieu, la puissance de Dieu et aussi son omniscience, sa connaissance. Dieu qui est attentif à son peuple. Il voit tout avec un regard d’amour. on va le voir avec Ezéchiel. Un Dieu qui aime son peuple. Et ça donne aussi de la confiance : Dieu puissant et attentif. On peut se confier à sa providence.

Le dernier verset : 28 Comme l’arc apparaît dans la nuée un jour de pluie, ainsi cette clarté à l’entour : c’était l’aspect, la forme de la gloire du Seigneur. À cette vue, je tombai face contre terre, et j’entendis une voix qui me parlait. L’adoration prépare à la mission. Normalement, nous avons tendance à séparer l’adoration de la mission. L’adoration et l’écoute sont la source d’une mission qui porte de fruits, une mission effective.

Après-Midi

Dans notre seconde méditation, nous allons parler de l’appel en tant que tel. La première méditation était sur la vision d’Ezéchiel. On a dit que tous les trois premiers chapitres ont comme sujet, la vocation d’Ezéchiel.

Ezéchiel 2, 1-7 : 01 Il me dit : « Fils d’homme, tiens-toi debout, je vais te parler. » 02 À cette parole, l’esprit vint en moi et me fit tenir debout. J’écoutai celui qui me parlait. 03 Il me dit : « Fils d’homme, je t’envoie vers les fils d’Israël, vers une nation rebelle qui s’est révoltée contre moi. Jusqu’à ce jour, eux et leurs pères se sont soulevés contre moi. 04 Les fils ont le visage dur, et le cœur obstiné ; c’est à eux que je t’envoie. Tu leur diras : “Ainsi parle le Seigneur Dieu…” 05 Alors, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles ! – ils sauront qu’il y a un prophète au milieu d’eux. 06 Et toi, fils d’homme, ne les crains pas, ne crains pas leurs paroles. Ils sont pour toi épines et ronces, tu es assis sur des scorpions. Ne crains pas leurs paroles ; devant eux ne t’effraie pas – c’est une engeance de rebelles ! 07 Tu leur diras mes paroles, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas – c’est une engeance de rebelles !

Le premier ordre reçu par le prophète : tiens-toi debout, je vais te parler. Se tenir debout, c’est d’abord être prêt pour la mission. Mais, dans les difficultés, dans ces circonstances de la mission, se tenir debout, c’est être prêt à combattre et même à souffrir. C’est avoir de l’endurance parmi les difficultés. Or Dieu veut des serviteurs ou des coopérateurs courageux et forts. Toujours, Il veut de tel serviteur mais surtout, dans les temps difficiles : ça devient une exigence.

Cette force est un don : l’esprit vint en moi et me fit tenir debout. C’est l’Esprit qui me donne cette force d’être debout. La mission est selon la puissance divine et non pas selon nos propres forces. C’est un appel aussi à la confiance. Saint Augustin dit : « Dieu donne ce qu’Il ordonne ». Il ne nous laisse pas seuls dans nos combats. Sa force est à l’œuvre surtout au sein de nos combats, de nos missions.

Dieu appelle Ezéchiel : Fils d’homme. C’est le titre qu’Il lui donne tout au long de ce livre. De l’hébreu בן אדם, bn ˈdm, composée de בן, bn (« fils ») et אדם, ˈdm (« homme », « Adam »). Nous connaissons ce titre. Le Christ même l’a approprié. Mais, il faut noter que cette expression va être reprise par Daniel Dn 7, 13 : « Je regardai pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme; il s’avança vers l’ancien des jours, et on le fit approcher de lui ». Le Christ a adopté cette expression de Daniel plutôt que de chez Ézéchiel. Chez Daniel, c’est un personnage divin : un juge sur une nuée. C’est ce qu’il a poussé le grand-prêtre a déchiré ses vêtements quand Jésus s’est appelé Fils d’Homme.

Alors que chez Ezéchiel, c’est différent : ce qui est mis en relief, c’est plutôt la faiblesse humaine. Adam : adama : la poussière ; pourtant son nom, Ezéchiel signifie : Dieu fortifie ; Dieu donne la force. Comme si son nom est son identité comme envoyé, appelé.

Il y a toujours ces deux identités dans chaque appelé : son identité humaine (c’est très clair chez Pierre : fils de Jean, Simon ou Pierre. Pierre, lorsqu’il vit sa mission, c’est Pierre. Cette identité nouvelle est un don de Dieu) et son identité divine comme don de Dieu. C’est un appel à la confiance. Tu es fils d’Homme mais tu deviens Ezéchiel quand tu mets ta confiance en moi. Comme le dit saint Paul : «Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous » (2Co 4, 7).

Dieu appelle son envoyé à la confiance et au courage : N’aie pas peur. Il insiste et Il le répète plusieurs fois. Même, il n’a pas donné la possibilité à Ezéchiel d’exprimer sa peur comme chez d’autres prophètes (Moïse, Jérémie). Jusqu’à maintenant, Ezéchiel n’a pas eu la chance de parler. Dieu a anticipé en insistant sur le courage de s’engager dans un milieu hostile, dans des circonstances difficiles.

On est tenté toujours de prendre la fuite au milieu des difficultés. Il y a plusieurs manières de prendre la fuite : la démission, le désespoir, murmurer tout le temps, changer de vocation… nous fuyons la Croix ! Parfois inconsciemment, on cherche les arguments pour nous convaincre que c’est la volonté de Dieu. Il faut du courage quand la mission est difficile.

On voit bien que Dieu est très clair dès le début. Il présente les difficultés de la mission. Il promet les croix. Il dit : « tu es assis sur les scorpions ». Quelle belle image ! (Ezéchiel aime beaucoup les images physiques). Nous savons que les scorpions nous piquent gratuitement, c’est leur nature. Le serpent, c’est un peu différent…  s’assoir sur des scorpions, c’est souffrir tout le temps. Pour cela, il lui faut beaucoup d’endurance et de force pour continuer cette mission dans un milieu hostile, violent…

La Croix est liée aux circonstances de la mission. Vu qu’Ezéchiel vit dans de telles circonstances, avec ce peuple, il va rencontrer les croix. Comme le dit saint Paul : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son corps, qui est l’Eglise » (Col 1, 24)

Quand il y a les difficultés, il y a les épreuves à endurer.

Dieu fait le diagnostic : où est le problème ? La tête dure et le cœur endurci et obstiné. C’est le cœur du problème. À la fin, Dieu a une solution. Il n’y a pas une solution humaine à un cœur endurci. Dieu a le remède.

Ce qui est touchant et très important, c’est comment Dieu a précisé le but de la mission : qu’ils écoutent ou n’écoutent pas… ils sauront qu’il y a un prophète parmi eux. En d’autres termes, le but, c’est le témoignage, à travers sa vie et sa parole. C’est très clair. Dieu n’a pas promis la réussite, ni la conversion de tout le peuple, ni beaucoup de fruits. Tout ce qui est demandé, c’est la fidélité à Dieu et en conséquence, le témoignage.

Le témoignage est possible dans toutes les circonstances : nous pouvons être toujours des témoins. Dans les conditions difficiles, le témoignage devient un besoin. Avoir des témoins.

Dans des grandes difficultés, on n’a pas toujours de solutions mais, nous sommes toujours capables de témoigner. Par exemple, pendant la 1ère guerre mondiale, nous avions beaucoup de témoins : patriarche Howayek : il a vendu les vases sacrés pour aider le peuple affamé. Avec tout ça, il n’a pas résolu le problème ; une grande partie de la population de la montagne libanaise est morte à cause de la faim. Il n’avait pas la solution mais il était un témoin.

Il y a des circonstances dont c’est difficile d’avoir une situation immédiate. Notre situation : pendant 30, 40 ans, nous sommes dans un état de guerre… on ne voit pas une solution immédiate. Mais, nous sommes appelés à être des témoins. Parfois, c’est coûteux ; il y a un prix à payer ; donner sa vie, vivre l’amour jusqu’au bout. Voilà, c’est possible et c’est ce que Dieu nous demande en premier lieu : Quelqu’un qui révèle Dieu dans son attitude, sa parole, son amour, son service… et c’est la vocation de tous : Vous serez mes témoins ! C’est la vocation de chacun, pour tous. C’est le cœur de toute vocation : être témoin !

Dieu lui dit : Tu leur diras mes paroles, qu’ils écoutent ou qu’ils n’écoutent pas. D’où l’importance de ne pas avoir de faux espoirs ou attendre des résultats immédiats. Ce qui est essentiel, c’est faire la mission, chercher la volonté de Dieu dans notre vie et pas les résultats.

C’est facile de tomber dans le désespoir. Il faut persévérer dans la mission ; parfois les fruits viennent après un certain temps. Il y a des saints et des témoins qui n’ont pas vu les fruits de leur temps.

Il faut continuer à faire la mission ; mais avec cette confiance que, la Parole de Dieu est efficace. « Souviens-toi de Jésus-Christ, issu de la postérité de David, ressuscité des morts, selon mon Evangile, pour lequel je souffre jusqu’à être lié comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n’est pas liée » (2 Tm 2, 8-9). Cette Parole vécue, proclamée, annoncée, portera des fruits.

On voit la place que donne le Seigneur dans Ezéchiel à la force et au courage de mener une mission dans des situations difficiles. Il y a toujours cette synergie entre l’œuvre de Dieu et l’homme. Le rôle de l’homme se traduit par « être prêt » : un acte de volonté. Dire oui à Dieu, un oui qui est lié aux circonstances difficiles. Je dis oui et je sais ce qu’il m’attend. Ce oui de l’engagement : s’engager dans le réel, dans le vécu. C’est là où commence le Salut. Dans des circonstances difficiles, si Dieu ne trouve pas des gens comme Ezéchiel, qui acceptent cet engagement difficile et coûteux, il n’y a pas d’espérance réelle. L’espérance exige toujours un engagement. Dieu peut transformer les circonstances difficiles mais il a besoin de la coopération de l’homme.

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